• Accueil Témoignage d'une civile : Mme Simone Buon,

    réfugiée à Ifs en juillet 1944 :

    "Ce jour-là, mon mari avait trouvé une combine pour nous ramener du pain. C'est en rentrant qu'il a été tué, le 6 juillet 1944, au cours d'un bombardement. J'ai eu le droit exceptionnel d'aller reconnaître son corps. C'était horrible. Mon mari n'avait pas de cercueil. On nous a donné un endroit pour en trouver un et on a dû transporter son corps sur un petit camion à bras. Il y avait aussi celui d'un bébé. Mon mari était dans une housse de toile huilée ; le petit, c'est un détail qui m'a marquée, avait sa petite main qui sortait de la toile et qui bougeait quand on faisait avancer la carriole. Dès le lendemain, on est parti se réfugier dans les carrières de Fleury-sur-Orne. Il y avait 12.000 personnes, je crois. C'est bizarre la mémoire : la mienne est excellente, mais je ne me rappelle pas notre vie dans les carrières. Si, je me souviens de notre arrivée et du moment où les Allemands nous ont sommés de partir. Mais je ne me souviens pas comment on vivait, comment on mangeait. Et puis le 12 ou le 13 juillet, les Allemands nous ont dit qu'il y allait avoir une grande offensive et qu'il fallait quitter les carrières. Le lendemain, on est partis, ma mère, mon père, ma soeur, sa fille et la mienne. On s'est réfugiés à Ifs, dans une maison abandonnée. Il y avait un grand sous-sol avec des traverses de chemin de fer en bois. Sur une de ces traverses, un crucifix était accroché, et, même si on n'est pas trop pratiquant, je peux vous dire qu'on prie le Bon Dieu dans ces moments-là. Le lendemain, c'était terrible, on ne voyait plus le ciel, il était rempli d'avions. Les bombardements ont duré plus de cinq heures. Ma soeur et moi, on avait mis nos filles sous des oreillers et on s'était mises sur elles. Ça s'est enfin terminé, il y avait un silence de mort. Ma mère a ouvert la porte et elle a vu un soldat canadien, puis un autre, et encore un autre. C'était la joie. On les a accueillis, lavés et passés à l'eau de Cologne, une bouteille rescapée du salon de coiffure abandonné d'à côté. Et là, c'était le début d'une autre vie."

    Extrait d'un article publié sur Internet : site lesoir.be

    http://archives.lesoir.be/der-des-ders-soixante-ans-plus-tard-les-plages-du-debar_t-20040605-Z0PFE4.html

    Témoignages de soldats canadiens sur :

    http://www.junobeach.org/f/2/can-eve-rod-nor-cam-f.htm

    http://www.junobeach.org/f/2/can-eve-rod-nor-gar-f.htm

    http://stephane.delogu.pagesperso-orange.fr/freve.html

    http://www.army.forces.gc.ca/fusiliers_mtroyal/doc/fmr.pdf

    http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/le-front-de-l-ouest-f25/l-operation-goodwood-18-20-juillet-1944-t7421.htm

    une tranchée

    Soldat creusant une tranchée à Ifs, le 25 Juillet 1944.
    Derrière lui sur le panneau est écrit:
    "Old soldiers never die-they dig! and fade away into a slit trench."
    La traduction du début de la phrase est:
    " Les vieux soldats ne meurts jamais-ils creusent! ...."

    Photo trouvée sur :

    http://ww2.2-guerre-mondial.over-blog.com/article-11340155.html


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    Interrogat'IFS... 1914-1918

    1914-1918 

         « En 1918, la commune d'Ifs, située au sud de Caen, n'a pas le visage qu'on lui connaît aujourd'hui. C'est une petite bourgade rurale. La guerre qui vient de s'achever, a donné comme dans toutes les communes, l'occasion d'une véritable saignée puisque vingt-huit Ifois sont morts au champ d'honneur, sur un total d'environ trois cent hommes. La population est majoritairement agricole, Quelques rares ouvriers sont recensés, employés des chemins de fer ou ouvriers de la toute jeune Société Métallurgique de Normandie implantée à Mondeville. » Extrait de la « Biscuiterie Jeannette depuis 1850 » par Annie Fettu, Editions OREP 2010 

    Grâce à différents sites du web, il semble aujourd’hui possible de retrouver des éléments biographiques des soldats morts pour la France lors du premier conflit mondial (1914-1918) dont on trouve les noms sur le monument aux morts d’Ifs soit 27 noms.  

     « Mémoire des hommes est destiné à mettre à la disposition du public des bases de données réalisées à partir de la numérisation et de l’indexation de fiches biographiques conservées par le ministère de la Défense. Il a également pour vocation d’honorer la mémoire de celles et ceux qui ont participé ou donné leur vie au cours des conflits de l’époque contemporaine. »  

    http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/index.php 


     On peut aussi trouver des éléments intéressants sur le site qui a relevé sur les monuments aux morts, les soldats et victimes civiles, français et étrangers, tués ou disparus par faits de guerre, morts en déportation, «Morts pour la France» : 

    http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?pays=France&idsource=38153&insee=14341&dpt=14&table=bp06&D 

    Au regard des noms inscrits sur le monument aux morts d'Ifs, il est parfois difficile de retrouver des éléments concordants avec ceux du ministère de la Défense. J’espère que les éléments biographiques présentés ici se verront étayés et enrichis petit à petit : 

    1914 

    C. Trolet, F. Lemarinier, E. Chevrel, E. Desloges  

    - Trolet Constant, Victor, Emile, François, né à Louverne (53) le 7 août 1891 ; soldat au 23e Régiment d'Infanterie ; disparu au combat le 22 août 1914 à Neufchâteau en Belgique. Décès fixé par jugement rendu le 13/04/1921 par le tribunal de Caen et transcrit le 31/05/1921 à Ifs (14).  

    - Lemarinier Fernand, Georges, Eugène, né à Ifs le 7 janvier 1881 ; classe 1901, recruté à Caen, 236ème Régiment d’Infanterie, soldat ; tué à l’ennemi le 18 septembre 1914 à Berry-au-Bac (Aisne) ; décès transcrit le 19/08/1916 à Ifs.  

    - Chevrel Emile, Charles, Joseph, né à Ifs le 1er octobre 1874 ; classe 1894, recruté à Caen, 236ème Régiment d’Infanterie, soldat ; tué à l’ennemi le 17 décembre 1914 à Mametz (Somme) ; décès fixé par jugement rendu le 23/09/1921 par le tribunal de Caen et transcrit le 18/10/1921 à Ifs.  

    - Desloges, aucune information... 

    [ Le 236e Régiment d’Infanterie est en 1914 en casernement à Caen. Il appartient à la 105e Brigade d’Infanterie ; 53e Division d’Infanterie ; 3e Région ; 4e Groupe de réserve. Constitution en 1914 : 2 bataillons, puis 3 en août 1916 (adjonction d’un bataillon du 419e RI). À la 53e DI d’août 1914 à juillet 1918. Citation des 22e et 23e compagnie. 1914 : début août : en réserve bataille de Guise (28-29 août) : Hinacourt, Bernay, Ly-Fontaine retraite : Vendeuil, La Fère, Moÿ, défense des ponts de l’Aisne : Berthenicourt, Alaincourt, Séry-Les-Mézières puis Septvaux, Fresne, Mont St Père, Condé en Brie, combat de Courboin (3 septembre), Morsains Bataille de la Marne (5 au 13 septembre) : Château Thierry (10 septembre), Ronchères, Arcis, Jonchery, Cormicy, Berry-au-Bac, le Choléra Marne (octobre) : combat de Sapigneul, cote 91 Course à la mer (Somme) : Bray sur Somme, attaque de Mametz (16-17 décembre) ] http://dvole.free.fr/quierzy/236.htm 

    1915 

     J. Cordray, J. Massieu, V. Leroy, A. Le Richeux, E. Jeanne, J. Martin, A. Lietot, J. Leroux, A. Tardif, E. Corbierre 

    - Cordray Alexandre, Jules, né à Ifs le 21 septembre 1884, classe 1904, recruté à Caen, 236ème Régiment d’Infanterie, soldat ; mort le 26 février 1915 à l’hôpital temporaire d’Amiens (Somme) suite à une maladie contractée en service. Extrait de décès envoyé à Ifs.

    Il est le frère de Maurice Cordray, décédé en 1918.

     - Massieu Victor, Joseph, né à Ifs le 1er juin 1879 ; classe 1899, recruté à Caen, adjudant au 23ème Régiment Territorial ; tué à l’ennemi le 2 mars 1915 à Saint-Léonard (Marne). Décès transcrit le 28/07/1915 à Ifs. 

     [ On affectait dans un régiment territorial les hommes encore capables de manier les armes, mais considérés comme trop âgés (après 30 ans) et plus assez entraînés pour intégrer un régiment de première ligne d’active ou de réserve. Le 23ème Régiment d’Infanterie Territoriale : Casernement ou ville de regroupement : Caen, 3e région militaire ; Constitution : 3 bataillons puis 2 en août 1917 ; Rattaché à la 51e DI en déc. 1914, puis à la 52e DI en juin 1915, puis devient élément non endivisionné rattaché au groupement de Reims) qui  devient le 38e CA, à la date du 22 juin 1915), puis à la 87e DIT en avril 1917, puis au 2e corps de cavalerie en juin 1917…] http://dvole.free.fr/quierzy/236.htm

    - Leroy Victor, Adolphe, Auguste, né à Ifs le 28 décembre 1890 ; recruté à Caen ; 1er Régiment du Génie, sapeur ; tué à l’ennemi le 8 avril 1915 aux Eparges (Meuse). Inhumé dans la nécropole nationale « Le Trottoir » aux Eparges (Meuse) tombe individuelle n°24, carré extérieur. Son acte de décès est transcrit à Ifs le 29/06/1915.  

    - Le Richeux A., aucune information... 

    - Jeanne Emile, Paul, Hippolyte, né à Ifs le 19 juillet 1884, classe 1904, recruté à Caen, 205ème Régiment d’infanterie, sergent ; tué à l’ennemi le 3 juin 1915 à Ecurie (Pas de Calais). Décès transcrit le 28/09/1916 à Gouvix (14). 

     [ 205ème Régiment d'Infanterie : En 1914 : Casernement : Falaise ; 105e Brigade d’Infanterie; 53e Division d’Infanterie; 3e région; 4e Groupe de réserve ; Constitution en 1914 : 2 bataillons, puis 3 en août 1916 (adjonction d’un bataillon du 406e RI) ; À la 53e DI d’août 1914 à nov. 1918 ; 1914 début août : en réserve    Nord : Flaumont, Maubeuge (25/08), Barzy, Chabigny,  bataille de Guise (28-29 août) : Hinacourt, Bernay   défense des ponts de l’Oise : Hamégicourt, Moÿ, Séry puis Le Fère, Andelain, Coucy-le-Château, combat de Crécy,  Laon, Bruyère, Chamouille, Neuville     Bataille de la Marne (5 au 13 sept.) : Château-Thierry (10/09), Ronchères, Arcis, Jonchery, Cormicy, Berry-au-Bac, le Choléra Marne (oct.) : Sapigneul ; Course à la mer (Somme) : Fay, Bray sur Somme, Mametz (déc.)

    Un fait de fraternisation inscrit et l’historique a été observé durant la nuit de noël. « Vers 11h30, la 20e Compagnie signale que du côté de Fricourt, des allemands en grand nombre et sans armes se dirigent vers les tranchées françaises du XIe corps. Des soldats français du XIe corps, également sans armes, s’avancent vers les allemands. Le Lt-colonel donne l’ordre de redoubler de surveillance ; entre temps, devant le front du régiment (le 205e RI), des soldats allemands sont sortis des tranchées sans armes, demandant à faire la trêve à l’occasion de Noël.

    Quelques soldats du 205e RI s’approchent des tranchées allemandes. 3 allemands descendus dans nos tranchées sont fait prisonniers. Dés que l’ordre du Lt-colonel parvient au Cie, les officiers ont fait rentrer nos hommes dans les tranchées. » http://dvole.free.fr/quierzy/236.htm

    Notre Ifois connut-il ce moment de fraternisation avant d’aller se faire tuer en 1915 lors de l’offensive d’Artois ? ]

    - Martin Louis, Joseph, Désiré, né à Ifs le 26 novembre 1887 ; classe 1907, recruté à Caen, 32ème Régiment de Dragon, 1ère classe ; tué à l’ennemi aux tranchées d’Ecurie (Pas de Calais) le 2 juillet 1915. Décès transcrit le 27/10/1915 à Ifs.  

    - Lietot André, Louis, Joseph, né à Ifs le 14 octobre 1895, classe 1915, recruté à Falaise, 403ème Régiment d’Infanterie, 2ème classe ; tué à l’ennemi le 19 juillet 1915 à Mametz-Fricourt (Somme). Acte de décès transcrit le 07/09/1915 à Soumont-Saint-Quentin (14). Inhumé dans l’ossuaire national de Bray-sur-Somme (Somme), tombe individuelle n°475. 

    - Leroux J., aucune information... 

    - Tardif Alfred, Léon ; né à Sept-Vents (14) le 21 mars 1884 ; recruté à Caen ; marsouin au 21e Régiment d'Infanterie Coloniale ; tué à l'ennemi le 25 septembre 1915 à Massiges (Marne) ; décès transcrit le 12/05/1916 à Ifs (14) - Repose à la Nécropole Nationnale " Pont-du-Marson" à Minaucourt-Le-Mesnil-lès-Hurlus (51), tombe n°4301.  

    - Corbierre Eugène, François ; né à Champsecret (61) le 3 juin 1878 , soldat au 103e Régiment d'Infanterie ; tué à l"ennemi le 25 février 1915 à Perthes-lès-Hurlus (Marne) ; décès fixé par jugement rendu le 08/06/1921 par le tribunal de Caen et transcrit le 01/07/1921 à Ifs (14). 

    1916 

     A. Lecornu, A. Lemaître, J. Lemoine 

    - Lecornu A., aucune information... 


    - Lemaître Adrien, Désiré, Georges, né à Caen le 27 novembre 1893, classe 1913, recruté à Caen, 36ème Régiment d’Infanterie, soldat ; tué à l’ennemi le 16 avril 1916 à Verdun (Meuse). Né à Caen, l’acte de décès a été transmis au registre d’état civil d’Ifs le 18 juin 1916, peut être lieu du domicile ? 

    - Lemoine J., aucune information...

     1917 

     E. Lemaître 

     - Lemaître E. ? 

     1918 

     A. Lemoine, M. Cordray, M. Lécuyer, D. Caumont, G. Huard, Marie Germain, E. Lemarinier, A. Faucheux, F. Londe 

    - Lemoine Alfred, Maxime, Alphonse, né à Ifs le 11 septembre 1890, classe 1910, recruté à Caen, 297ème régiment d’infanterie, 2ème classe, mort pour la France le 19 août 1918 à Fresnière (Oise). Inhumé dans la nécropole nationale de Beuvraignes (Somme) n°241. Acte de décès transcrit le 27/03/1919 à Caen (14).

    - Cordray M. : Mme V. Cotte en novembre 2018 m'a communiqué ces informations : « CORDRAY Maurice était mon arrière grand-père, il est décédé en 1918 de la tuberculose, qu'il a attrapée dans les tranchées, il a été renvoyé chez lui malade, il en décèdera. Maurice était le frère d'Alexandre CORDRAY (décédé en 1915) qui figure également sur le monument aux morts. Leur Mère Madame CORDRAY était veuve au départ de ses deux fils pour la guerre, elle ne les reverra jamais. »

    - Lécuyer Marcel, Marc, Joseph, né à Ifs le 28 avril 1894, classe 1914, recruté à Caen, 26ème Régiment d’Infanterie, caporal, tué à l’ennemi le 18 juillet 1918 à Pernant (Aisne). Décès transcrit le 11/01/1919 à Ifs.

    - Caumont Jules, Désiré, Alphonse, né à Ifs le 27 janvier 1897, classe 1917, recruté à Caen, 62ème Régiment d’Infanterie, soldat, mort à l’hôpital mixte de Roanne (Loire) le 20 octobre 1918 d’une maladie contractée au front. Extrait mortuaire envoyé à Carpiquet (14).

    - Huard G., aucune information...

    - Marie Germain, aucune information...

    - Lemarinier Paul, Edmond, André, né à Ifs le 14 août 1889, officier d'administration à la direction de l’intendance du 54e Corps d'Armée, officier, mort lors d'un accident le 21 novembre 1918 à Iseghem (Belgique) en service commandé. Acte transcrit le 03/09/1919 à Caen (14).

     - Faucheux Arsène, Jean, Mathurin ; né le 7 janvier 1882 à Senonnes (53) ; soldat 1ere classe au 131e R.I.; décédé de maladie contractée en captivité le 13 décembre 1918 à Friedrichefeld (Prusse) ; décès transcrit le 29/01/1921 à Ifs.

     - Londe François, Gabriel ; né à Maisoncelles-Pelvey le 2 novembre 1878, classe 1898 ; recruté à Caen, 20ème Escadron du Train, 2ème classe ; mort de maladie contractée en service (dyssenterie/paludisme) le 6 janvier 1918 à l’hôpital militaire de Saint-Mandrier (Var). L’acte de décès est transmis à M le maire d’Ifs le 6 janvier 1918. Inhumé dans la nécropole nationale de Saint-Mandrier-sur-Mer (Var) rang Q, n°19. 

    Informations trouvées sur le site : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/index.php 

    Je n'ai trouvé aucun renseignement sur certains noms ci-dessus. Cependant j'ai retrouvé d'autres noms de "soldats morts pour la France" absents sur le monument aux morts d'Ifs... Pourquoi ?... 

    Ainsi :  

     AUVRAY Armand, Louis, Joseph ; né le 16 juin 1893 à Ifs ; Soldat 2ème classe du 15Oe Régiment d’Infanterie, Classe 1913 recruté à Falaise ; Mort pour la France « tué à l’ennemi » le 8 février 1915 au bois de la Gruerie (Vienne-le-Château, Marne). 

    BRIARD Gaston, Aimé ; né le 7 janvier 1884 à Ifs ; Soldat au 236e Régiment d’Infanterie ; Classe 1904 recruté à Caen ; Mort le 15 avril 1915 à Creil (Oise) de blessures de guerre.

     

    Les inscriptions sur les monuments aux morts communaux

    « Les monuments aux morts sont des biens communaux. Toutefois, l'Etat a la charge morale de tous les « Morts pour la France » et peut exprimer des recommandations visant notamment une similitude de traitement.
    Aucun texte ne détermine explicitement les conditions d'inscription sur les monuments aux morts communaux. Mais l'esprit de la loi du 25 octobre 1919 a permis de dégager plusieurs règles : ainsi, un lien direct doit exister entre le défunt et la commune concernée ; celle-ci doit donc être le lieu de naissance ou du dernier domicile.
    L'état civil de la personne doit par ailleurs faire mention de l'inscription « Mort pour la France », dont l'attribution est définie par des textes législatifs et réglementaires.
    Tout autre motif d'inscription ne peut être accepté sans dénaturer la vocation du monument aux morts communal, qui rend hommage à toutes les personnes décédées pendant les hostilités, les militaires comme les civils.
    Cependant, certains maires reçoivent parfois des demandes concernant des personnes qui ne sont pas des habitants de la commune « morts pour la France », mais qui ont un lien avec les conflits. Il s'agit par exemple des soldats étrangers tombés sur le territoire communal ou de « morts pour la France » n'étant pas nés ou domiciliés dans la commune mais dont la famille y est en revanche notoirement connue, etc. Bien que cette situation doive rester l'exception, une solution satisfaisante peut consister en une inscription sur des plaques ou des stèles situés dans l'environnement proche du monument, le lieu devenant alors un « espace de mémoire » à vocation plus généraliste. »

    http://www.anciencombattant.com/article.cfm?id=104279

     Pour plus de détail :

    http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=monument%20aux%20morts%20r%C3%A8gles&source=web&cd=4&ved=0CDUQFjAD&url=http%3A%2F%2Ffnaca34.org%2Findex.php%3Foption%3Dcom_docman%26task%3Ddoc_download%26gid%3D12%26Itemid%3D68&ei=4vGnToTJIOmF4gTR_YjiDw&usg=AFQjCNESowen2pzxsPPQUG-bE7VeidFV8A&cad=rja

     « Il faut savoir qu’il n’existait pas de règle précise quant au fait de porter le nom d’un soldat sur une plaque commémorative : ainsi, des personnes peuvent être mentionnées dans le registre d’état civil mais portées sur une plaque sur le lieu de leur décès, d’autres se retrouvent sur plusieurs monuments. On a constaté qu’un même homme pouvait être porté sur les différents lieux suivants : son lieu de naissance, celui où il résidait avant de partir au front, celui où il est tombé, voire même celui de la commune où habitaient ses parents lorsqu’ils ont appris le décès de leur fils. Ceci peut très vite devenir un casse-tête lors des recherches, mais pour la première Guerre Mondiale, aucune consigne n’avait circulé. Un des soldats mentionnés dans les documents n’est ainsi pas porté sur le mémorial d’Heillecourt, mais là où il est décédé et dans une commune des Vosges, un autre est sur le monument aux morts de la commune mais également sur celui de Saint-Dizier, et ce dernier cas de double mention vaut peut-être pour d’autres également. »

    http://www.mairie-heillecourt.fr/site/ville_histoire_monuments.php


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    « ...Et, rose, elle a vécu ce que vivent les roses

    L’espace d’un matin. »

      Celui qui écrivit ces vers et dont on tonitrue le nom certains soirs de match de football à Caen n’est pas un joueur de ce sport d’équipe si populaire mais,... un poète français né à Caen en 1555 et mort à Paris en 1628. Car « Enfin Malherbe vint…, » Il s’agit bien sûr de François de Malherbe, le « Prince des poètes » (1555-1628).

    Les de Malherbe sont une famille noble de Normandie dont on disait qu’elle remontait à l’époque de Rollon… et qui comprenait de nombreuses ramifications. Notre François de Malherbe descend lui, des Malherbe de Saint-Aignan-(le-Malherbe). Il ajoutait : « Mon grand-père était cadet de sa maison. Son aîné était seigneur de Mondreville, Merville et plusieurs autres terres. » 

    Le père de notre poète se nommait lui aussi François. Il était sieur de Digny (fief situé à Noyers-Bocage) et conseiller au bailliage et présidial de Caen. II se fit protestant sur ses dernières années et mourut très âgé en 1606.

    Mais, quel lien existe-t-il donc entre cet illustre caennais et la commune d’Ifs ?…

    Lisons ce qu'il a écrit :

    « Ma mère s'appelle Louise Le Vallois, fille de Henri Le Vallois, seigneur d'Ifs, à demi-lieue de Caen, et de demoiselle Catherine le Joly, héritière de plusieurs biens roturiers tant à Bréteuille la Pavée qu'à Louvigny. » C'était une femme de "moeurs antiques" au milieu familial austère et empreint de piété fervente.

    François de Malherbe était donc petit-fils d’un seigneur d’Ifs, il ajoute :

    « De ce Henri le Vallois, sieur d'Ifs, et de ladite Catherine le Joly sortirent plusieurs enfants, desquels ceux que j'ai vus sont : Louise le Vallois, ma mère, Jean le Vallois, Charlotte et Marie le Vallois. (…)

    Jean le Vallois, sieur d'Ifs, leur frère et mon oncle, fut en premières noces mariée avec une sœur du sieur de Lamberville, maître des requêtes, et depuis l'un de ses héritiers.

    De ce mariage était sortie Marie Le Vallois, fille unique, qui mourut un quart d'heure après sa mère, l'an 1587, ce me semble.

    Mon oncle (Jean Le Vallois) se remaria avec demoiselle Jeanne de Maimbeville, sœur et l'une des héritières du sieur de Comiers.

    De ce mariage sortit une fille (Judith Le Vallois) qui est aujourd'hui mariée avec François de Malherbe, sieur de Bouillon et d'Escorchebœuf, qui est l'aîné de notre maison. Elle peut avoir aujourd'hui seize ans. Son père mourut peu de temps après qu'elle fut née, si bien qu'elle est demeurée seule héritière de ladite terre d'Ifs et des biens assis à Bréteuille la Pavée, qui avoient appartenu à ladite Catherine le Joly, sa grand-mère et la mienne. » (François de Malherbe)

    Ceci explique comment la seigneurie d’Ifs passa dans la famille de Malherbe.

    En 1590, à la mort de Jean Le Vallois, sieur d'Ifs, François de Malherbe écrivit une épitaphe à son oncle maternel :

    "Ici dessous gît Monsieur d'Is

    Plut or à Dieu qu'ils fussent dix !

    Mes trois soeurs, mon père et ma mère

    Le grand Eléazar mon frère ;

    Mes trois tantes et Monsieur d'Is

    Vous les nommès-je pas tous dix ?"

    Mariée le 12 Février 1603 à cet autre François de Malherbe, seigneur de Bouillon et conseiller du roi, trésorier-général de ses finances au bureau de Caen, Judith Le Vallois d’Ifs, fille de Jean Le Vallois, eut effectivement des enfants dont un Jacques de Malherbe, 3ème du nom, écuyer, seigneur du Bouillon et d'Ifs qui fut reçu conseiller au parlement de Rouen en 1664, et mourut la même année. Il avait épousé en 1645, Françoise de la Bellière, fille de Grégoire de la Bellière, chevalier, seigneur châtelain de Saint-Pierre-Langier, capitaine-garde-côte de Genêts et de Pontorson. Ils eurent comme enfants : Nicolas, religieux de l'Ordre de Saint-François et Marie de Malherbe, dame du Bouillon, femme de Hyacinthe Paviot, procureur-général à la Chambre des comptes de Rouen.

     Mais, arrêtons nous là, car ces histoires de famille donnent le tournis…

    Quant à la postérité du poète François de Malherbe, le seul fils qui lui resta, Marc-Antoine de Malherbe fut tué en 1627 à Cadenet par Fortia de Piles, avec l’aide de Gaspard de Covet. François de Malherbe mourut quinze mois plus tard, le 16 octobre 1628. On lui doit d’avoir épuré et discipliné la langue française. Il a donné son nom à un lycée de Caen et, chose singulière et unique en France, il a vu son nom associé à un club de football : le Stade Malherbe Caennais !

    Oeuvres complètes, Volume 1 par François de Malherbe,Livy,Ludovic Lalanne,Lucius Annaeus Seneca,i.e. Louis Adolphe Regnier http://books.google.fr/books?pg=RA8-PA332&dq=Le%20vallois%20Ifs%20seigneur&ei=U-vfTPnkOsvd4AbL97T7Bw&ct=result&id=8HsGAAAAQAAJ&output=text

    Ne manquez pas la suite de cette passionnante rubrique ! :

    http://il-etait-ifois.eklablog.com/filiat-ifs-a2169211

     

     


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  • Accueil Les élections municipales de 2001 et 2008 appartiennent aussi à l'histoire des communes. Voici les résultats glanés sur internet des élections de la commune d'Ifs :

    AccueilMunicipales 2001 - maire sortant : Jean Moulin - Nombre de sièges à pourvoir : 29

    Trois listes se trouvaient en présence :

    - « Pour Ifs, une équipe expérimentée à vos côtés » ; tête de liste : Raymond Slama
    Raymond Slama, Françoise Hersent, Jacques Legardinier, Danielle Tasset, François Deschamps, Martine Kerguelen, Dominique Gilet, Catherine Crespin, Bernard Motel, Evelyne Le Tensorer, Aymeric Girard, Roberte Lamoureux, Pierre Dupont, Florence Bazille, Gérard Crepin, Jacqueline Sandaldjian, Patrick Poulain, Jeanine Aubert, Loic Neveu, Martine Bardon, Alain Lenormand, Lise Dormeau, Jean-Maurice Baudel, Céline Tirel, Cédric Leseney, Béatrice Melain, Christian Gillette, Morgane Pansart, Yann Druet.

    - «  Idées pour mieux vivre ensemble à Ifs » ; tête de liste : Yvette Gruenais
    Yvette Gruenais, Sylvaine Baumard, Yves Fleury, Hervé Girard, Martine Mounder, Pierre Margerie, Alain Roger, Gérard Leveau, Jean-Paul Gauchard, Marie-France Le Bras, Noelle Le Maulf, Elisa Hellot, Nicolas Garnier, Françoise El Khalqi, Sylvain Lecourt, Elisabeth Gérard, Marie-France Margerie, Eric Bouille, Eric Divaret, Irène Blohorn, Guillaume Henry, Lydie Lemarie, Marc Lecrivain, Danièle Jeanne, Gilles Hellot, Patricia Folliot Rocher, Alain Gruenais, George Neuwirth, Anne-Marie Devieilhe

    - « Liste d'union d'opposition ifoise » ; tête de liste : Annick Guernet
    Annick Guernet, Jacky Desclos, Isabelle Marie, Jean-François Denis, Marie-Josephe Bouillard, Guy Bichet, Marie-Jeanne Joseph, Pascal Guilbert, Karine Corbrion, Jean-Pierre Piloy, Angélique Chalumeau, Jean Simon, Aurélie Pitrel, Jean-Marc Merle, Marie Françoise Modolo, Gilles Sochon, Françoise Leclercq, Antonio Rullo, Véronique Quesnel, Sylvain Bichet, Patricia Marie, André Patey, Elisabeth Laine, Laurent Lemarchand, Andrée Mesenge, Benoit Gernigon, Frédérique Biehler, René Leriche, Mauricette Leprince

    Résultats du premier tour - 29 sièges à pourvoir - ballottage :

    Inscrits : 6153 - Votants : 3583 = 58,23% - Exprimés : 3377 = 94,25%

    - « Pour Ifs, une équipe expérimentée à vos côtés » Raymond Slama : 1322 = 39,15%
    - « Liste d'union d'opposition ifoise » Annick Guernet : 1032 =  30,56%
    - « Idées pour mieux vivre ensemble à Ifs » Yvette Gruenais : 1023 = 30,29%

    Résultats du second tour - 29 élus - dernier tour :

    Inscrits : 6153 - Votants : 3659 - 59,47% - Exprimés : 3536 = 96,64%

    - « Pour Ifs, une équipe expérimentée à vos côtés », Raymond Slama : 1330 voix = 37,61% = 21 élus

    - « Idées pour mieux vivre ensemble à Ifs », Yvette Gruenais : 1106 voix = 31,28% = 4 élus

    -« Liste d'union d'opposition ifoise », Annick Guernet : 1100 voix = 31,11% = 4 élus

    Composition du conseil :

    Alain Lenormand, Annick Guernet, Aymeric Girard, Bernard Motel, Catherine Crespin, Danielle Tasset, Dominique Gilet, Evelyne Le Tensorer, Florence Bazille, François Deschamps, Françoise Hersent, Gérard Crepin, Hervé Girard, Isabelle Marie, Jacky Desclos, Jacqueline Sandaldjian, Jacques Legardinier, Jean-François Denis, Jeanine Aubert, Loic Neveu, Martine Bardon, Martine Kerguelen, Patrick Poulain, Pierre Dupont, Raymond Slama, Roberte Lamoureux, Sylvaine Baumard, Yves Fleury, Yvette Gruenais. 

    Articles Ouest-France :

    Mardi 20 mars 2001, Raymond Slama l’emporte :

    "Les électeurs ont fait leur choix. Même s’il faut attendre dimanche prochain pour une élection officielle, Raymond Slama, tête de la liste gauche pluraliste, sera le nouveau maire d’Ifs. Les deux listes qui se sont maintenues au second tour obtiennent quatre sièges chacune. Avec 37, 6 % des voix, la liste menée par Raymond Slama arrive en tête et obtient 21 sièges au conseil municipal qui en compte 29. Les huit autres sièges sont répartis équitablement entre la liste « Idées » menée par Yvette Gruénais et la liste d’opposition menée par Annick Guernet. L’annonce des résultats de ce scrutin s’est déroulée avec plus de nervosité qu’au premier tour, une erreur factuelle dans un des bureaux de vote ajoutant à cette tension. Aussitôt les résultats établis, le maire sortant Jean Moulin a annoncé les noms des conseillers élus de chaque liste (avec des encouragements appuyés dans la salle pour les quatre élus de la liste « Idées »). Le maire s’est ensuite félicité des résultats de cette élection, concluant ses quatorze années de mandat. Raymond Slama a lui aussi commenté cette victoire. « C’est toujours dur de gagner une triangulaire avec deux listes de gauche. Ce n’est jamais facile non plus de se battre contre des amis. Nous discuterons pour savoir si nous sommes 25 élus de la majorité ou 21. C’est la première fois que la liste Idées se présentait et pour un coup d’essai, elle fait un bon score. Nous avons donc six ans pour travailler ensemble ». Yvette Gruenais et ses colistiers semblent heureux de leur résultat. « Nous sommes heureux d’avoir battu la droite, mais surtout ce qui est important, c’est que l’association continue et nous serons vigilants avec la population pour l’avenir de la commune ». Annick Guernet pour sa part retient les abstentionnistes des deux tours, environ 62 % au premier tour et 60 % au second. « Il est dommage que les gens se soient abstenus, c’est un réel problème, surtout qu’on a l’impression que tout le monde s’en fiche. On avait pourtant bien travaillé et je pensais que les gens se seraient exprimés. Je suis un peu déçue mais j’espère qu’on aura l’occasion de s’exprimer correctement, comme ça semble être la volonté de la majorité, au sein de ce conseil ». Le conseil municipal se réunit dimanche prochain à 10 h à la mairie pour élire le maire et nommer les adjoints. » OF

    « Vendredi 23 mars 2001 : Idées : « Adversaires un jour, amis ensuite ? » :
    Après avoir créé la surprise au premier tour des municipales avec 1 023 voix (30,30 % des voix), la liste Idées a amélioré son score au second tour (31,30 %) et obtenu quatre sièges au conseil municipal. « Ceci malgré une campagne de dénigrement de son projet et de ces candidat(e) s », précise Yvette Gruenais, la tête de liste. Remerciant chaleureusement les 1 106 électeurs « qui contribuent ainsi à l’enracinement d’une force citoyenne à Ifs », l’association réagit aux déclarations du futur maire, le socialiste Raymond Slama. « Après nous avoir désigné le 16 mars comme un adversaire situé partout... ou nulle part, il nous présente, au lendemain du vote, comme « de gauche » et « amis » , souligne Yvette Gruenais. « De telles pratiques peuvent-elles réconcilier les citoyens et la politique ? » L’association Idées annonce que ses quatre élus « constitueront un groupe autonome de proposition, critique et constructif ». OF

    « Lundi 26 mars 2001, Raymond Slama élu maire d’Ifs :

    Dimanche matin, conformément au choix des électeurs, le nouveau conseil municipal a élu maire Raymond Slama par 21 voix sur 29. Le nouveau maire a alors proposé aux voix ces adjoints qui ont été élus par la majorité. Alors qu'un peu partout en France, on a avancé sa montre d'une heure, à Ifs, Jean Moulin participait à son dernier conseil municipal. Après un petit discours d'adieux sous forme de remerciements et d'encouragements « à tous ceux qui m'ont soutenu et ont travaillé avec moi pendant 12 ans », l'ancien maire laissait le soin à Pierre Dupont (doyen du conseil) de procéder à l'élection du nouveau maire. C'est conformément au choix des électeurs que Raymond Slama a donc été élu par 21 voix contre 4 pour Annick Guernet et 4 à Yvette Gruénais. Le nouveau maire, qui prend en charge personnellement le personnel municipal et l'urbanisme, a alors prononcé son discours d'investiture, « Merci de m'avoir confirmé votre confiance... Les adversaires d'un jour ne sont pas des ennemis, mais des élus qui, j'espère participeront de manière constructive à la gestion de notre ville. » Le maire invite ainsi Yvette Gruénais, tête de liste d'IDEE, à accepter la loi du scrutin et à ne pas se déclarer dans l'opposition avec ces 4 élus. Françoise Hersent est élue première adjointe aux affaires sociales par 21 voix contre 4 à Isabelle Marie de l'Union d'opposition Ifoise, et 4 votes blancs des verts. Sont élus avec les mêmes scores : Jacques Legardinier, adjoint aux finances contre Jacky Desclos, et DanielleTasset à la culture contre Jean-François Denis. François Deschamps est élu adjoint à l'environnement par 21 voix contre 8 blancs, Martine Kerguelen au sport, Dominique Gilet aux travaux, Catherine Cerspin à la jeunesse et Bernard Motel, adjoint scolaire, sont élus avec les mêmes scores. » OF

     

     Municipales 2008 - Maire sortant : Raymond Slama

    Nombre de sièges à pourvoir : 33

     Article O-F : « En quinze ans, Ifs a doublé sa population. La ville marque une pause, mais doit mettre à niveau ses équipements publics pour devenir un lieu de vie. C'est une commune aussi peuplée que Coutances, mais qu'on remarque à peine, en bordure du périphérique caennais. Ifs a grandi à vitesse TGV : 1 400 villageois ramassés autour d'un bourg en 1954 ; 3 200 habitants en 1970. Et maintenant 11 500 urbains.Desservie par le tramway, Ifs marque une pause dans sa croissance. Elle est devenue la troisième de l'agglomération caennaise. Mais s'est taillée une réputation de commune dortoir, entre pavillons et petits immeubles. Le périphérique favorise les zones d'activités, mais cisaille la commune en deux. Articulé autour du théâtre Jean-Vilar, le quartier de la Plaine s'est construit depuis 1990. L'université y a implanté un IUT. Un lycée hôtelier doit rejoindre ce campus.Manque des équipements, pour « faire vivre » la ville. C'est l'enjeu des élections. « Ils existent, mais sont dimensionnés pour 5 000 habitants, estime Éric Thomas (UMP), 36 ans et tête de liste de l'opposition. Maison des associations, maison de quartier, crèches, nous proposons d'en réaliser un nombre conséquent. Sans augmenter la fiscalité. » Une priorité partagée par Jean-Paul Gauchard, enseignant de 40 ans. À la tête d'une autre liste composée des candidats de l'association locale Idées, dont des Verts, de trois dissidents de l'ancienne équipe du maire et des citoyens, il se prononce aussi « pour renforcer les liens sociaux avec les habitants grâce à des équipements de type socioculturel et associatif ».« Maîtriser l'urbanisme » Maire depuis 2001, le socialiste Raymond Slama, 64 ans, cadre retraité de Moulinex, se représente. Il emmène une liste très renouvelée, entre PS, PRG, PCF et « société civile ». Pour « construire la ville durable de demain en maîtrisant l'urbanisme, assurer les solidarités entre générations, contenir la fiscalité. » Bon élève du Calvados en la matière, Ifs a vu, en six ans, le taux de la taxe d'habitation baisser de 15 % et celui de l'impôt foncier de 6 %. Le transfert des principaux équipements à la communauté d'agglomération n'y est pas pour rien. Comme en 2001, la commune s'apprête à vivre une triangulaire. Face au maire sortant Raymond Slama (PS), une opposition classique de droite conduite par Éric Thomas. Elle se présente « en majorité apolitique, avec quelques membres de la droite, du centre, de sensibilité de gauche et beaucoup de jeunes ». Dont l'un des benjamins du scrutin : Laurent Hénot, 18 ans ce mois. Outre cette droite qui se veut constructive et vote parfois les délibérations, Raymond Slama sera confronté à une « gauche du 3ème type ». Menée par Jean-Paul Gauchard et articulée autour d'Idées (Initiatives démocratie solidarité). Particularité : en cours de mandat, ses élus laissent leur siège à des colistiers. » Virginie JAMIN. OF

    Trois listes étaient en présence :

    « Un nouvel élan pour Ifs » ; tête de liste : Eric Thomas, liste divers droite : Eric Thomas, Chantal Drouhet, Joël Jacqueline, Paulette Belin, Laurent Hénot, Marie-Christine Dobosz, Jean-Pierre Piloy, Mauricette Delhommeau, Ramazan Türkmenel, Jeannine Appéré, Alexandre Lecleir, Kristell Hénot, Vincent Dupont, Delphine Grente, Jean-Marc Bullet, Françoise Chanu, Serge Iacazzi, Brigitte Leclerc, Alain Bouchet, Jacqueline Roch de la Maindrelle, Guy Bichet, Natacha Vornière, Laurent Lemarchand, Marie-Josèphe Bouillard, Vincent Girard, Aurélie Pitrel, Pierre Rappolt, Josiane Leconte, Anthony Salle, Marguerite Delente, Gérard Deguernel, Nadège Lemarchand, Christophe Bichet. 

    « Ensemble pour mieux vivre à Ifs » ; tête de liste : Jean-Paul Gauchard, liste divers gauche : Jean-Paul Gauchard, Sylvaine Baumard, Alain Gruenais, Noëlle Le Maulf, Alain Roger, Martine Maunder, Gérard Dumaine, Anne-Marie Devieilhe, Yannick Le Ray, Roselyne Courval, François Besnier, Céline Aubert, Jacques Legardinier, Valérie Michel, Robert Olivier, Isabelle Vimond, Jean-Christophe Giard, Jeanine Aubert, Eric Bouillé, Geneviève Cailly, Benjamin Guillaume, Roberte Lamoureux, Olivier Geneviève, Christine Morales, Benjamin Michel, Jocelyne Guedou, Sylvain Lecourt, Sylvie Hamelin, Guillaume Henry, Jacqueline Leforgeais, Ludovic Provost, Corinne Gosselin, Yves Fleury.

    « Ifois de cœur et d'action » ; tête de liste : Raymond Slama, liste : PS-PRG-PC : Raymond Slama, Françoise Hersent, François Deschamps, Catherine Crespin, Arnaud Fontaine, Nathalie Mangin, Loïc Neveu, Élisabeth Gérard, Alain Piquet, Évelyne Le Tensorer, Jean-Emmanuel Dion, Leyla Atalay-Ozcan, Alain Lenormand, Ingrid Guibey, Mohamed Fall, Laurence Hersent, Cédric Leseney, Françoise Le Grand, Jean-Maurice Beaudel, Thais Doliget, Jean-Michel Julienne, Marie-Ange Lhonneur, Bernard Musualu, Françoise Langlois, Jean-Jacques Lamine, Dotou Bomahou, Jacky Ducrocq, Odile Bailhache, Loïc Riesco, Angélique Sanson, Jean-Claude Bourgoin, Aurélie Kamga, Gérard Leveau,

    Les résultats du premier tour :

    Inscrits : 7080 - Abstentions : 2724 = 38,47% - Votants : 4356 = 61,53% - Blancs : 169 = 3,88% - Exprimés : 4187 = 96,12%

    - « Ifois de cœur et d'action », Raymond Slama : 1706 voix =  40,75%

    - « Ensemble pour mieux vivre à Ifs », Jean-Paul Gauchard : 1644 voix = 39.26%

    - « Un nouvel élan pour Ifs », Eric Thomas : 837 voix = 19,99%

    Les résultats du second tour :

    33 sièges à pourvoir - Inscrits : 7080 - Abstentions : 2618 = 36,98% - Votants : 4462 = 63,02% - Blancs : 96 = 2,15% - Exprimés : 4366 = 97,85%

    - « Ifois de cœur et d'action », Raymond Slama : 1720 voix = 39,40% = 6 sièges

    - « Ensemble pour mieux vivre à Ifs », Jean-Paul Gauchard : 2039 voix = 46.70% = 25 sièges

    - « Un nouvel élan pour Ifs », Eric Thomas : 607 voix = 13.90% = 2 sièges

     Composition du conseil :

    Jean-Paul Gauchard, Sylvaine Baumard, Alain Gruenais, Noëlle Le Maulf, Alain Roger, Martine Maunder, Gérard Dumaine, Anne-Marie Devieilhe, Yannick Le Ray, Roselyne Courval, François Besnier, Céline Aubert, Jacques Legardinier, Valérie Michel, Robert Olivier, Isabelle Vimond, Jean-Christophe Giard, Jeanine Aubert, Eric Bouillé, Geneviève Cailly, Benjamin Guillaume, Roberte Lamoureux, Olivier Geneviève, Christine Morales, Benjamin Michel, Raymond Slama, Françoise Hersent, François Deschamps, Catherine Crespin, Arnaud Fontaine, Nathalie Mangin, Eric Thomas, Chantal Drouhet

    Informations et photos Ouest-France visibles sur :

    http://municipales2001.ouestfrance.fr/scripts/consult/ecran3/MUNecran3.asp?SiteAppel=defaut&CodeInsee=14341

    http://www.ouest-france.fr/dossiers/municipales2008_detail_-Ifs-veut-sortir-de-l-image-de-dortoir-de-Caen_13227-564301_actu.Htm

    http://elections-2008.ouestfrance.fr/municipales-2008/calvados-14/resultats-elections/Ifs-14341.html

    Accueil

    Article de « Vivre à Ifs » de juillet 2008 :

    « Vivre à Ifs. Cette élection a été vécue comme une surprise par les observateurs extérieurs. Et pour vous ?

    Jean-Paul Gauchard. C’est effectivement une surprise ou tout du moins un événement que de succéder à une équipe en place depuis un moment, mais dès la constitution de la liste et pendant toute la campagne nous sentions que nous pouvions emporter cette élection. Je me suis très tôt préparé à cette éventualité. Mon implication dans la vie de la cité remonte au mandat précédent. Elu de l’opposition dans l’ancien conseil, je présidais le groupe « Idées ». Je suivais alors les dossiers municipaux et jouais le rôle de coordinateur entre les élus du groupe et les membres de l’association.

    VAI. Pourquoi devenir tête de liste ?

    J-P.G. C’est une décision collective. Le profil de ma candidature semblait le plus à même pour porter et mener à bien notre projet municipal : élu sortant, impliqué dans la vie locale, pleinement usager des services de la ville à travers les activités de mes enfants, en particulier.

    VAI. Comment avez-vous vécu la campagne électorale ?

    J-P.G. C’est un moment très dense. Aller à la rencontre des habitants pendant près de deux mois fut un réel moment de plaisir et tout à fait en phase avec la ligne directrice de notre campagne. J’ai rencontré des Ifois(es) qui voulaient être écoutés, être pris en considération. J’ai mesuré l’importance de certaines situations précaires, mais aussi le fatalisme, la résignation des personnes en difficulté. Cela a alimenté et conforté notre projet. D’où notre volonté de faciliter et d’encourager l’investissement et la participation des habitants à la vie de la commune.

    VAI. Et le soir des résultats ?

    J-P.G. Un peu de stress tout au long du dépouillement. Au fur et à mesure des résultats, j’ai compris que la victoire se dessinait. Au moment de sa confirmation, c’est un sentiment de joie et  d’accomplissement qui s’est manifesté, suivi très rapidement d’une inquiétude devant la tâche à accomplir. Je devenais maire. Ce n’était plus une projection mais la réalité.

    VAI. Comment se sont déroulés vos premiers jours ?

    J-P.G. Ils ont été consacrés d’abord à aménager mon activité professionnelle. Aujourd’hui, je suis en disponibilité de l’Education Nationale et, à la rentrée prochaine, j’enseignerai à temps partiel. Dès les premiers jours, nous avons souhaité rencontrer l’ensemble des agents de la Ville, visiter les différents équipements et débuter l’état des lieux.

    VAI. Et depuis deux mois ?

    J-P.G. C’est avant tout une période d’installation avec une prise en main des dossiers. L’occasion aussi d’appréhender l’organisation et le fonctionnement de la collectivité. Dans un premier temps, nous assurons la continuité du service public et la poursuite des projets engagés. Les améliorations seront nécessairement progressives. Notre intention n’est pas de tout changer et tout de suite. Même si les sollicitations sont nombreuses, nous ne souhaitons pas agir au coup par coup. Nous voulons nous donner le temps de la réflexion et de la consultation et donner une cohérence à notre intervention.

    VAI. Les grandes lignes de votre projet ?

    J-P.G. Notre marque de fabrique tiendra dans notre mode de gouvernance. Notre objectif est d’inciter les habitants à devenir acteurs de leur ville. Plus globalement, nos efforts porteront sur tout ce qui permet de mieux vivre ensemble : la place accordée à l’école, l’évolution de la dynamique associative, l’accompagnement des projets culturels, le développement des solidarités et du lien social... le tout dans un contexte d’urbanisme raisonné et avec une préoccupation écologique affirmée. »                                 Vivre à Ifs - Juillet 2008


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