• AccueilUne personnalité locale : Charles de Bourgueville, le Sieur de Bras (1504-1593)

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    Charles de Bourgueville, sieur de Bras est un historien normand. Il est né et mort à Caen : 5 mars 1504 - 5 novembre 1593.

    Charles de Bourgueville est né dans une famille établie à Caen depuis le XIVe siècle . Son père, Jean de Bourgueville était l’un des deux avocats du roi au Présidial de Caen. Ayant étudié à Caen au collège du Bois, il est nommé lieutenant général de la Vicomté de Caen en 1533. Il épouse Philippine Dubuisson dont il eut 7 filles et 7 garçons. Un seul garçon survécut et fut tué à la bataille de Coutras.

    En 1541, il reçoit la charge de lieutenant général du bailli de Caen mais résigne sa charge en faveur de son neveu Jean Vauquelin de la Fresnaye pour se consacrer entièrement aux belles-lettres à la culture auxquelles il n’avait jamais cessé de s’adonner au milieu de ses affaires. Tout jeune, il avait été plusieurs fois couronné aux concours du Palinod : premier du Laurier en 1532 en 1535, premier de l’Estoile et premier des Signet en 1534. En 1547, il traduisit Darès sans s’apercevoir de la supercherie.

    Il avait acheté pendant les guerres de Religion le fief de Bras, appartenant aux moines de Saint-Etienne de Caen. Charles de Bourgueville est le seul membre de sa famille qui ait porté le nom de "Bras", ancienne paroisse puis commune et aujourd'hui quartier d'Ifs. Tout au long de sa vie, Charles de Bourgueville essaie de réduire la misère et de remédier aux inconvénients du vagabondage et de la mendicité. Il institue la charité légale, ainsi que les taxes obligatoires pour les riches. En 1564, les troubles religieux apaisés, il est un magistrat impartial rendant à chacun la justice qui lui est due.

    Retiré dans sa propriété de Bras, il s'adonne aux études.  Il est l’auteur d’ouvrages historiques sur la Normandie, dont " Les Recherches et antiquitez de la province de Neustrie " et "Ville et université de Caen " parus en 1588. Charles de Bourgueville, devint seigneur de Brucourt au début du 16e siècle. C'est à son arrière-petite-fille, Isabelle de Brucourt, qu'Éléazar de Sarcilly, sieur de Chaudeville, adresse l'une de ses pièces érotiques. 

    Edouard Frère rapporte, dans son Manuel du Bibliographe normand, que, pour une raison aujourd’hui inconnue, la famille de l’auteur fit détruire, après sa mort, un grand nombre d’exemplaires « de sorte qu’en peu d’années, il devint d’une extrême rareté. » Au 18e siècle, parurent deux réimpressions.

    Décédé à Caen en 1593 à 89 ans, il est inhumé dans la chapelle Saint-Jérôme de l'église Saint-Jean.

    (D'après le site de la ville d'Ifs et Wikipédia) 

         Epitaphe du sieur de Bras rédigée par son gendre Vauquelin de la Fresnaye :

    " Amis ne pensez au tombeau

    De moi, Charles de Bourgueville,

    Qui sur mes ans de vostre ville,

    Ay recherché tout le plus beau.

    Vous ne me devez plaindre en rien :

    Car Dieu tout bon veut qu'on m'honore,

    Et que vivant je vole encore

    En la bouche des gens de bien."

         Il existe une rue de Bras à Caen et une rue du Sieur de Bras à Cormelles-le-Royal. Une rue du Sieur de Bras traverse le hameau de Bras à Ifs. Charles de Bourgueville possédait un manoir dans ce hameau. Tombés en ruine, les batiments ont été reconstruits vers 1820. Il ne reste plus du manoir primitif qu'une tour d'escalier carré et une porte d'entrée au-dessus de laquelle sont gravées les armoiries du sieur de Bras.

     

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    Ci-dessus : porche d'entrée, seul vestige du manoir du sieur de Bras à Bras et ci-dessous, ses armoiries au-dessus du porche. (Photos de Giloudifs)

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    Manoir du Sieur de Bras : Porche d'entrée : armoiries et ensemble du bâtiment ; photos prises avant 1932 par Lefèvre- Négatifs noirs et blancs ; Supportsverre ; Gélatino-bromure ; Ministère de la Culture (France) - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine - diffusion RMN- ref APMH0098853-APMH0098859 http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/memoire_fr

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    Ci-dessus, armoiries de Bras de Bourgueville :

    d'azur, à 3 pals d'or, au chef de gueules chargé de 3 fermeaux aussi d'or.

    Extrait de "Eloges des citoyens de la ville de Caen" par J. de Cahaignes (1609)

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    Quand on veut faire coller la toponymie à l’histoire locale, cela peut donner ce type de texte :

    « Assis devant son pupitre vide, Charles de Bourgueville écoutait les bruits de sa maisonnée. Il entendait les bruits de vaisselle qui provenaient de la cuisine située au rez-de-chaussée du manoir. Un chien aboyait au passage sur le chemin d’un chariot qui s’éloignait vers Caen. Le sieur de Bras aimait ces bruits familiers qui rythmaient le quotidien d’un homme aujourd’hui arrivé au soir de sa vie. Le sens de l’ouïe était le seul qui le rattachait encore à ce monde de façon intense et désespérée. Hier encore, il avait éprouvé du plaisir à entendre le chant d’un bouvreuil. Ces oiseaux nichaient dans les vergers au-delà de la mare située derrière son manoir. Son chant, un bref sifflement, doux et mélancolique, sur une seule note l’avait ému aux larmes. L’hiver approchait humide et froid mais Charles de Bourgueville ne le sentait plus. C’est alors que retentit dans le silence de la campagne le chant de l’alouette reconnaissable à ses trilles et à ses trémolos, mais le sieur de Bras ne l’entendait plus, il s'était endormi... »

    Il existe aujourd’hui dans le hameau de Bras une rue du Sieur de Bras, une allée des Bouvreuils, une rue de la Mare et… une impasse du Chant de l’Alouette.                                  Giloudifs GP


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    Essor progress'IFS : les chiffres

    Ci-dessus : diagrammes trouvés sur Wikipédia

     

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    Ci-dessus, diagramme trouvé sur http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=17454

    AccueilEvolution de la population d'Ifs :

     

    « IFS, en Normandie, diocèse de Bayeux, parlement de Rouen, intendance et élection de Caen sergenterie d'Argence. On y compte 59 feux. Cette paroisse est à une petite lieue S-SE de Caen. » Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et ..., Volume 3 par Jean-Joseph Expilly ; Desaint et Saillant, 1764

     Le terme feu (du latin focus, le foyer) désigne au Moyen Âge le foyer, d'abord au sens strict (endroit où brûle le feu) puis figuré : le logement familial (cf. l'expression « sans feu ni lieu »), puis la famille elle-même. Très rapidement, il est utilisé comme unité de base pour l'assiette, le calcul et la perception de l'impôt, on parle alors de feu fiscal. Pour estimer le nombre d'habitants d'après celui donné en feux, on peut appliquer le coefficient multiplicateur 5. Ainsi pour une population de 59 feux on obtient 295 habitants (Wikipédia), ce nombre est certainement en deça de la réalité pour Ifs au regard du nombre connu en 1793...

    1793 :     719

    1800 :     536

    1806 :     703

    1821 :     706

    1831 :     719

    1836 :     741

    1846 :     748

    1851 :     761

    1856 :     750

    1861 :     736

    1866 :     794

    1872 :     697

    1881 :     617

    1886 :     606

    1891 :     556

    1896 :     599

    1901 :     566

    1906 :     561

    1921 :     626

    1926 :     634

    1931 :     795

    1936 :     803

    1946 :     770

    1954 :   1 263

    1962 :   1 791

    1968 :   2 681

    1975 :   4 574

    1982 :   5 635

    1990 :   6 974

    1999 :   9 208

    2006 : 10 574

    Informations trouvées sur :

    http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=17454

    Tableau du nombre d'habitants de Ifs, ainsi que le pourcentage d'hommes et de femmes dans la commune de Ifs :

    Année     habitants     hommes     femmes

    1999       9207           48,4 %       51,6 %

    2005     10574           47,9 %       52,1 %

     

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    Densité (1999) : 1 016 hab / km²

    Solde naturel 90-99 : 630 hab
    Solde migratoire 90-99 : 1 604 hab
    Variation annuelle de pop : 3,2 % / an

    Population active : 4 548
    Chômeurs : 512
    Taux de chômage : 10,9%

     

    On trouvera tous les données statistiques sur Ifs sur le site de l'INSEE : http://www.recensement.insee.fr/searchResults.action?zoneSearchField=&codeZone=14341-COM* 

     

    ou bien sur http://www.annuaire-mairie.fr/statistique-ifs.html

    Tableau représentant les tranches d'âges de la population d'Ifs :

         
    pour les hommes
    Année 0 a 19 ans 20 a 39 ans 40 a 59 ans 60 ans ou plus
    1999 30 % 31,4 % 25,3 % 13,3 %
    2005 30,7 % 30,6 % 25,3 % 13,4 %

    Pour les femmes
    Année 0 a 19 ans 20 a 39 ans 40 a 59 ans 60 ans ou plus
    1999 26,4 % 31,7 % 25,3 % 16,7 %
    2005 26,5 % 30,1 % 26,1 % 17,4 %
     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

           
           

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  • AccueilExtrait de Rapport sur l'épidémie cholérique de 1873 dans le Calvados par Édouard Denis-Dumont :
    IFS - 693 habitants.
         « A peine l'épidémie avait-elle disparu de Bretteville-sur-Laize, que déjà nous observions des cas à 5 kilomètres de Caen, dans la commune d'Ifs.
         Le village, placé au milieu de la plaine, exposé à tous les vents, à l'abri de toute influence paludéenne, se trouve, au point de vue topographique, dans des conditions excellentes. Malheureusement, comme dans beaucoup d'autres villages de la contrée, il semble, à l'état des rues, des cours, des maisons elles-mêmes, que ses habitants ont pris à tâche de neutraliser ces heureuses influences : la malpropreté de certaines cours, de certaines habitations, dépasse toute description.
         L'histoire de l'épidémie dans cette commune n'est pas sans intérêt, et nous ne saurions guère que répéter ici, Monsieur le Préfet, ce que nous avions l'honneur de vous écrire à la date du 2 septembre.                                                                                                                 Mardi soir, 2 septembre 1873.


                            « MONSIEUR LE PRÉFET,

         L'état sanitaire de la commune d'Ifs est assez grave et appelle toute votre sollicitude.
    Conformément à l'invitation que vous m'avez adressée, je me suis rendu aujourd'hui dans cette commune où, depuis le 22 août, dix cas de choléra se sont présentés.
    Sur ce nombre, quatre malades ont déjà succombé ; un cinquième est probablement mort au moment où j'ai l'honneur de vous écrire. - Des cinq autres, deux sont hors de danger ; trois sont encore dans un état alarmant. - J'ai visité, en outre, trois nouveaux malades.
    Ces divers cas sont concentrés sur une partie du village très-restreinte ; elle est de moins de 100 mètres de rayon.

         La marche suivie par le mal est caractéristique. - La maladie a été importée dans le village par un ouvrier qui travaillait à Allemagne, où l'on a observé quelques cholérines. Cet homme, revenu à Ifs avec la cholérine vers le 19 ou le 20 août, a été pris d'accidents très-graves dans la journée du 22 et est mort dans la période algide, le 23. - Sa petite fille, prise le 23 août, est morte le 27. - La mère de cette dernière a été atteinte presque en même temps ; elle est aujourd'hui à peu près guérie. - Une voisine, frappée le 25, est morte le 27. - Enfin, une petite fille d'une maison contiguë, prise le 31 août, est morte ce matin.
         Toutes les maisons infectées sont groupées les unes à côté des autres au nord du village.
         Ces faits suffiraient presque à eux seuls pour assigner à l'affection son caractère épidémique. - Les signes présentés par les malades sont d'ailleurs pathognomoniques (déjections aqueuses, riziformes, abondantes ; refroidissement, cyanose, crampes, effacement du pouls, amaigrissement, etc.). - Ce village me rappelle, sous tous rapports, ceux que j'ai eu à visiter en trop grand nombre dans l'épidémie de 1865-1866.
         Il n'y a guère en ce moment, je crois, pour des hommes expérimentés, à discuter sur la nature de l'affection ; mais bien plutôt à essayer d'en arrêter les progrès par tous les moyens possibles.
         Il y a beaucoup à faire dans ce village, M. le Préfet, tant au point de vue des mesures hygiéniques qu'au point de vue de l'organisation des secours. - A cette heure avancée de la soirée, je ne saurais entrer dans les détails nécessaires..... »
         Dès le lendemain 3 septembre, des cantonniers étaient envoyés dans la commune sous la direction de M. le commissaire de police Oudot ; les rues, les cours, les maisons elles-mêmes étaient nettoyées ; une sœur de la Miséricorde se chargeait des soins à donner ; un dépôt de médicaments était établi à la mairie, et, presque aussitôt après, le nombre des malades diminuait et l'épidémie disparaissait complètement, après avoir fait seulement 2 nouvelles victimes, ce qui porte à 7 le nombre total des décès ; vingt personnes environ avaient été atteintes, surtout les enfants, les vieillards ou les adultes épuisés par la misère ou les excès.
         Nulle part ailleurs peut-être, le fait de l'importation du mal, et il faut bien le dire de sa contagion, n'a été plus rigoureusement observé ; nulle part non plus, l'efficacité des mesures sanitaires, mieux démontrée. Aussi, avais-je l'honneur de vous écrire à la date du 30 septembre :
         « L'organisation des secours et les mesures sanitaires dont vous avez su rendre l'exécution rapide et énergique, en la confiant à divers agents de votre administration, ont eu sur la marche de l'épidémie dans cette commune une influence vraiment décisive et qu'il est important de ne pas oublier. A peine les rues et les ruisseaux ont-ils été nettoyés, les cours et les habitations assainies, un dépôt de médicaments gratuits mis à la disposition des habitants, qu'immédiatement les accidents graves ont cessé.
         Contrairement aux craintes que j'ai vu plus d'une fois exprimer, cette intervention administrative produit, à tous les points de vue, le meilleur effet ; et les visites fréquentes que vous faites dans ce village, les secours que M. de La Mare y distribue lui-même, en prouvant à ces malheureux qu'ils ne sont point abandonnés, qu'on vient efficacement à leur secours, relèvent le moral, le soutiennent et préparent le succès. »


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    CREVEL Jacques était un avocat au Parlement de Normandie et professeur de droit à l'Université de Caen. Il naquit à Ifs-lès-Allemagne (Calvados), le 2 mars 1692, et mourut le 23 décembre 1764. Il se distingua comme recteur en 1721, par la lutte qu'il soutint contre les Jésuites et par la réparation éclatante qu'il les contraignit de faire à cette université qu'ils avaient outragée dans une de leurs pièces de théâtre. Il a laissé des mémoires estimés et des poésies latines et françaises. — Le portrait de Crevel, peint par Tournières, se voyait à la Bibliothèque de Caen. (Manuel du bibliographie normand: ou, Dictionnaire bibliographique et ... par Édouard Frère). Ce portrait se trouve aujourd'hui au Musée des Beaux-Arts de Caen.

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     Nat'IFS : les "célébrités"

     Sabine Devieilhe

    « Sabine Devieilhe née le 12 décembre 1985 à Ifs est une soprano colorature française.

    Enfant, elle commence la musique à l’école de musique d’Ifs.

    À douze ans, elle entre au Conservatoire de Caen pour apprendre le violoncelle.

    Après avoir eu son bac au lycée Malherbe, Sabine Devieilhe part pour Rennes où elle obtient sa licence de musicologie, et est membre des chœurs de l'opéra de Rennes.

    Dès 2008, elle entre au Conservatoire de Paris dans la classe de chant de Pierre Mervant.

    En 2011, elle sort première nommée du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris.

    Le 25 février 2013, Sabine Devieilhe gagne la victoire de la révélation lyrique aux Victoires de la musique classique, succédant ainsi à Julie Fuchs.

    Fin 2013, elle signe un contrat d'exclusivité avec Erato, et sort son premier récital, consacré à Jean-Philippe Rameau.

    En 2013-2014, elle incarne la Reine de la Nuit dans La Flûte enchantée à l'Opéra national de Paris.

    En janvier 2014, elle triomphe dans Lakmé, de Léo Delibes, à l'Opéra-Comique. » (informations Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sabine_Devieilhe)

    Autre rubrique sur ce blog :

    http://il-etait-ifois.eklablog.com/artist-ifs-une-ifoise-aux-victoires-de-la-musique-classique-a78657877

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    GUILLAUME était un abbé de l'abbaye de Fontenay (St-André-sur-Orne) dont on sait qu'il mourut le 12 janvier 1131 car inscrit au nécrologue du Mont-Saint-Michel. Il était originaire d'Ifs et fut peut être auparavant moine de l'abbaye Saint-Etienne de Caen. (Normannia monastica : Prosopographie des abbés bénédictins (Xe-XIIe siècle) Par Véronique Gazeau)

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    LE BRETHON Achille Hippolyte était né le 14 octobre 1833 à Ifs et décédé le 29 février 1868 à Ifs. Archiviste paléographe (promotion 1861) attaché aux travaux historiques de la ville de Paris. Il participa  aux travaux de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.

    " Nous avons à enregistrer la perte d'un membre de notre Société, M. Achille Le Brethon, décédé à Ifs, près Caen, le 29 février dernier, a l'âge de trente-quatre ans. Cette mort imprévue a excité les regrets de tous ceux qui connaissaient notre confrère, et il était connu de tous par son caractère loyal, un peu brusque parfois, mais toujours bon et surtout obligeant. Il avait obtenu, grâce à son diplôme d'archivistepaléographe, un emploi au bureau des travaux historiques de la ville de Paris, et il s'efforça, autant que le comportait sa situation, de se rendre utile à ses collègues de l'École des chartes. C'était de sa part, comme il l'a dit plus d'une fois, l'accomplissement d'un devoir de confraternité reconnaissante, sentiment de tout point conforme à l'excellente nature de Le Brethon, et qui à lui seul l'eût recommandé à notre souvenir. Pendant la dernière année de sa vie, monsieur Le Brethon avait été attaché, en qualité d'auxiliaire, à la publication du Recueil des historiens de France." 

    Bibliothèque de l'École des chartes, Volume 4 ; Volume 29 par l’Ecole nationale des chartes (France). Société de l'École des Chartes,1868

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    LE COCQ Pierre était né à Ifs le 29 mars 1708 et mort à Caen le 1er septembre 1777. Il fit ses études dans l'université de cette ville avec la plus grande distinction. N'étant encore que sous-diacre, il entra, l'an 1753, dans la congrégation des eudistes. Il ne tarda pas a y être employé : on lui donna là commission d'enseigner la théologie, avec la préfecture des ordinands. Il fut successivement supérieur du grand séminaire de Rennes et de celui de Rouen. Il est élu supérieur général des Eudistes le 6 octobre 1775 et directeur du séminaire de Caen. Il ne jouit pas longtemps de cette place, étant mort à Caen des suites d'une paralysie en 1777, âgé de près de 50 ans. C'était un ecclésiastique vertueux, humble, aimant la retraite et faisant ses délices de l'étude. On lui doit Dissertation théologique sur l'usure du prêt de commerce et sur les trois contrats, Rouen 1767, Lettres sur quelques points de la discipline ecclésiastique, Caen 1769, un Traité de l'état des personnes, selon les principes du droit français et du droit coutumier de la province de Normandie, pour le for de la conscience, imprimé à Caen, chez Chalopia en 1777, un Traité des différentes espèces de biens, 1778, et un Traité des actions, 1778, ces trois derniers ouvrages ayant été publiés après sa mort.

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    Luard François naquit à Ifs, hameau de Bras, le 27 septembre 1795. Il entra vers 1810 comme interne à l’hôtel-Dieu de Caen où il resta sept ans. En 1817, il commença l'exercice de là médecine et se fixa dans le quartier de Vaucelles. L'administration lui confia en 1830 le service gratuit du dispensaire de Vaucelles. En 1832, lorsque le choléra fit sa première apparition, Luard étudia le fléau dans les hôpitaux de Paris et revint à Caen soigner les malades. En 1848, il siégea au conseil municipal de Caen. Luard était né avec le goût des sciences naturelles et en particulier de la géologie ; Il découvrit un crocodile fossile (Teleosaurus Cadomensis) dans les carrières d'Allemagne (Fleury-sur-Orne) en 1818. Il devint membre de la Société Linnéenne et fit de nombreuses communications soit dans les Mémoires de la Société, soit dans son Bulletin. Ainsi dans le vol. X des Mémoires, on signale que ce fut MM. Luard et Bourienne qui signalèrent à M. Deslongchamps l'existence d'ossements de grande dimension appartenant à un énorme Plesiosaurus, dans deux énormes blocs de pierre qui avaient été apportés à l'un des chantiers du quai de Vaucelles et qui provenaient de la carrière des Ocrets. Luard mourut le 21 septembre 1869. 

     http://il-etait-ifois.eklablog.com/nat-ifs-de-bras-a2714744

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    Léopold Touchet dit "Léo Touchet", (Léopold, Jacques, Maxime Touchet-Montléo) qui, fils d'un bourrelier, est né à Ifs le 2 août 1886.

         A son second mariage, en 1915, il est dit artiste-peintre et demeure à Caen. Il présente au Salon des Indépendants de 1922, trois paysages dont une maquette décorative montrant la baie du Mont-Saint-Michel. Il vit peut être à cette époque à Saint-Pierre-d'Entremont dans l'Orne.

        En août 1928, l'église de Cossesseville a acheté une peinture « L'Assomption » due au pinceau de Léo Touchet, auteur également d'un grand nombre d’œuvres qui orneraient plusieurs églises et établissements communaux du Calvados.

         Lors de ventes aux enchères, parfois des toiles de Léo Touchet réapparaissent ainsi une toile intitulée « Incendie à Caen en 1944 » a été vendue à Bayeux en 2002…

         Je n'ai pas trouvé la date de son décès. Un livre « Basse-Normandie, terre d'artistes 1840-1940 » de Éric Lefèvre et Jean-Yves Laillet qui a été édité par le Conseil Général du Calvados en 2002, le cite.

    http://il-etait-ifois.eklablog.com/nat-ifs-d-ifs-le-peintre-leo-touchet-a107272068

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    Tournières par Pierre Lesueur, 1747, Versailles (Wikipédia)

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Tourni%C3%A8res_par_Pierre_Lesueur_1747_Versailles.jpg

    TOURNIERES Robert Le Vrac (de) naquit le 17 juin 1667 à Ifs et mourut à Caen le 18 mai 1752. C'était un peintre français. Élève de Lucas Delahaye, puis de Bon Boullogne et de Rigaud, Tournières fut reçu, fait assez singulier, deux fois à l'Académie royale de peinture, en 1702, comme peintre de portraits, et le 24 octobre 1716, comme peintre d’histoire. Promu professeur auxiliaire en 1737, il exposa avec succès au Salon de 1742. Le caractère hétérogène de son œuvre est typique d’un artiste de la période transitoire de la Régence : les éléments hollandais donnent à son travail un caractère nouveau et plus intime, tandis que légèreté de sa palette préfigure le style rococo. Il fit de grandes peintures dont le souvenir et la trace sont perdus et de petites dans lesquelles il se distingua. Celles-ci sont bien dispersées désormais, sinon tout à fait égarées. Avec un réel talent de physionomiste et de peintre, Tournières a joui de son vivant d’une très grande réputation. Fort recherché de son temps, il a laissé un nombre considérable de portraits qui se trouvent pour la plupart dans les collections particulières. Avec un coloris délicat, une convenance parfaite dans la pose et l’ajustement, une certaine élégance dans les draperies, il fut, suivant le mot d’un éminent critique, un artiste plus soigneux que puissant et, sans pouvoir être compté au rang des premiers portraitistes, il y tient une place honorable. Retourné vivre près de sa ville natale en 1749, il cesse de peindre. Son père, graveur de son état, avait épousé une veuve qui avait un fils, lequel fut François Lemoyne. (Wikipédia)

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    Il existe une rue du Peintre Tournières à Ifs. Elle relie le carrefour de l'église à l'hôtel de ville d'Ifs.

    Pour trouver des oeuvres de Robert Tournières :

     http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=AUTR&VALUE_98=%20TOURNIERES%20Robert%20&DOM=All&REL_SPECIFIC=1

     Il y a peu de précisions sur la naissance et les premières années de Tournières à Ifs.Deux biographies donnent les précisions ci-dessous :

     « Robert Le Vrac Tournières est né à Ifs, dans les environs de Caen, vers 1668. Son père, modeste tailleur d'habits, ne songea point à lutter contre sa vocation naissante, et le jeune artiste put se livrer en toute liberté au goût qui l'entraînait vers la peinture. La difficulté était de trouver un maître. A force de chercher. Tournières finit par rencontrer, dans un couvent de Carmes, un religieux nommé le frère Lucas de La Haye, qui, sans être bien habile, pouvait du moins lui enseigner les premiers rudiments de l'art. Mais bientôt Tournières en sut autant que le bon religieux, et tourmenté du désir de faire de nouveaux progrès, il vint se mettre à Paris sous la conduite de Bon Boulogne… » Histoire des peintres de toutes les écoles...  par Charles Blanc

    http://books.google.fr/books?pg=PA25&dq=Tourni%C3%A8res%20Ifs&ei=WAPMTumAKqPi4QSSr6TQDg&ct=result&id=sNS303LWqKsC&hl=fr&output=text

      « TOURNIÈRES (robert-lEvrac) , peintre d'histoire, de genre et de portraits, naquit dans le village d'Ifs, près Caen, en 1668, et non en 1676, comme d'Argenville l'avance à tort et comme tous les biographes l'ont répété après lui. Il était fils d'un tailleur d'habits, qui, comprenant les heureuses dispositions de son enfant pour les arts, le confia au frère Lucas, de la Haye, de l'ordre des Carmes, à Caen, assez mauvais peintre, mais qui n'en initia pas moins son élève aux premiers principes de la peinture. Quand il eut appris tout ce que ce maître lui pouvait apprendre, le jeune Tournières passa dans l'atelier de Bon Boulogne, où il fit de rapides progrès… » 

     Biographie universelle ancienne et moderne, Volume 42 par Michaud

     http://books.google.fr/books?pg=PA53&dq=Tourni%C3%A8res%20Ifs&ei=WAPMTumAKqPi4QSSr6TQDg&ct=result&id=GwA_AAAAcAAJ&hl=fr&output=text

    Sur ce site autre  rubrique sur le peintre Tournières :

    http://il-etait-ifois.eklablog.com/expo-virtuelle-de-tournieres-ne-a-ifs-en-1667-a107674830


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