• Accueil En novembre 1921, scandale à Ifs. Les poilus indignés refusent de participer à l'inauguration du monument aux morts : par économie, le maire a détourné un monument qui se trouvait alors dans le cimetière du village sur le tombeau de bienfaiteurs de la commune, et en a fait gratter les inscriptions pour les remplacer par les noms des morts pour la France.

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         Depuis un nouveau monument aux morts a été érigé (voir ci-après). La stèle des Lefrançois a été déplacée au niveau du carrefour de l'église en 1981 sous le mandat de M Jean Moulin. On peut encore voir les noms des poilus morts pour la France qui se trouvent aussi sur le monument aux morts actuel (voir ci-après).

         On y voit aussi les noms des deux personnes à qui a été "emprunté" le monument : Urbain Le François (1793-1829) et Pauline De La Haye (1780-1898) son épouse. Une rue du Bourg d'Ifs porte d'ailleur le nom d'Urbain Lefrançois. Qui était-il ?... On sait qu'il s'agit d'un bienfaiteur de la commune.

     Commémorat'IFS : le monument aux morts

    J'ai relevé en 1819, un Urbain Lefrançois, président du tribunal de commerce de la ville de Caen, est-ce le même ?... à suivre...

    J'ai d'ailleurs retrouvé un autre Lefrançois Georges, cité en 1840. Est-il de la même famille que urbain ? De fait, ce Georges possédait des biens à Ifs :

    "Sur M. LEFRANCOIS, par un Membre de l'Association."

    « M. Georges Lefrançois, né à Caen , fit au collège de cette ville de brillantes études. Dès son enfance, il avait annoncé un goût décidé pour le dessin, et quand ses études classiques furent terminées , il chercha à se livrer tout entier à son art de prédilection. Il entra d'abord, à Paris, dans l'atelier de M. Hersan, et devint ensuite un des élèves les plus distingués de M. Hingre [Ingre ?]. Quand M. Hingre alla diriger l'Académie de Rome , G. Lefrançois le suivit. A Rome, à Florence, il étudia les œuvres des grands maîtres. Les tableaux immortels du Titien l'appelèrent à Venise. Il habitait Venise depuis deux ans, quand, le 28 juin 1839, en se baignant dans l'Adriatique, il y périt, malgré les efforts généreux de deux amis qui l'accompagnaient.

    Peu d'hommes avaient reçu de la nature plus de facilité pour l'étude des langues que G. Lefrançois. Outre le grec et le latin qu'il connaissait parfaitement, il savait encore l'anglais, l'allemand et l'italien. Pendant son séjour à Venise, il allait souvent visiter des moines arméniens établis dans un des îlots de l'Adriatique, et un des cénobites lui donnait des leçons de turc et d'arabe. Il avait fait un tableau du martyre de saint Sébastien, qu'il destinait à l'église d'une des paroisses où il avait des propriétés.

    M. G. Lefrançois a laissé à sa ville natale un gage de son souvenir : il a légué, par son testament, à la ville de Caen sa collection de livres en langue étrangère, et fait don au musée de tous ses tableaux. Il lui a légué encore tout ce qu'il possédait dans les communes d'Ifs et de Saint-Martin-de-Fontenay , afin qu'il fût établi à Caen un concours ouvert aux jeunes gens nés en Normandie qui se destinent aux arts et sont doués des qualités nécessaires pour étudier avec fruit à Paris, en laissant à la ville le soin de déterminer le mode du concours , la quotité et la durée de la pension. Sa volonté a été que, s'il ne se présentait pas de sujets capables, la ville employât les fonds mis à sa disposition, soit à pensionner à l'école polytechnique, ou dans toute autre école de haute instruction, un jeune homme sans fortune et de grande espérance, soit à donner au concours une ou plusieurs bourses au collège royal de Caen à des jeunes gens nés de parents pauvres. »

    Annuaire de l’Ancienne Normandie publié par l’association normande, 1840, 6e année, Caen imprimerie A. Le Roy

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    LE NOUVEAU MONUMENT AUX MORTS :

     

         En 1922, est prise la décision d’ériger un nouveau monument aux morts. Le coq en bronze, les fusées et les chaînes qui le complétaient à l’origine ont aujourd’hui disparu.

     LA DELIBERATION DU CONSEIL MUNICIPAL du 2 avril 1922 :

     « Erection d’un monument aux « Morts pour la Patrie »

         L'an mil neuf cent vingt deux, le 2 avril à 8h30, les membres du Conseil Municipal de la commune, se sont réunis au lieu ordinaire de leurs séances, sous la présidence de M Rossignol, Maire.

    Etaient présents MM Regnault, Lamare, Lepoil, Bourdel, Lemoine, Rosette, Chevrel, Guerin, Lapersonne, Rossignol.

    Absents MM : Lemoulinier, Lemarinier.

    M Guerin a été élu secrétaire titulaire et M Lemarchand secrétaire adjoint pris en dehors du Conseil.

    Le Conseil statuant sur différents devis présentés par MM Olivier et Chauvière, marbriers à Caen, et ces différents devis ne répondant pas comme prix et genre au désir du Conseil, il a été décidé qu'un nouveau croquis serait établi et soumis aux marbriers précités.

    M. Chauvière ayant présenté les meilleures conditions a été admis à fournir le monument en granit de Belgique au prix de 6 900F aux conditions suivantes :

    Ledit monument conforme au plan établi par M. Lemarinier, (genre pyramide) surmonté d'un coq en bronze, motif et date en bas relief partie sur la face principale de la pyramide; deux faces polies à la pyramide et une face au socle, est prévue en 6 pièces. Dans le prix de 6 900F sont compris 8 fausses fusées de fonte, 8 dés en ciment de 0,40 32/32, la gravure et dorure des inscriptions (200 à 250 lettres). - Reste à la charge de la Commune le béton et le transport de Caen à Ifs ; le chargement et le déchargement étant opéré par mes hommes - Le monument sera remis à la Commune dans la 2ème quinzaine de juin, sauf en cas de grève ou d'accident de transport dont je ferais preuve. Confirmation de l'entente par lettre lui a été faite à la date du 12 avril 1922.

    Fait et délibéré en séance les jours, mois et an que dessus. »

    Recherches effectuées par le « Patrimoine Historique Local (P.H.L.) d’Ifs, publié dans la Gazette d’Ifs en juin 1997.Après Ifs Info (octobre 88- juin 91), La Gazette d'Ifs (janvier 97-décembre 200) a publié 40 mensuels. Editée par le "Patrimoine Historique Local d'Ifs", "la Gazette" était imprimée par Alpha B.  Enregistrée sous référence ISSN 1253-36 02, elle a probablement été l'objet d'un dépôt légal. Document aimablement transmis par M André Talpied.

      Commémorat'IFS : le monument aux morts 

         Le monument aux morts a la forme d'un obélisque et est implanté rue des Carriers, rue qui communiquait directement autrefois avec le Bourg d'Ifs, non loin du centre commercial Leclerc et d'un calvaire.

    Accueil Commémorat'IFS : le monument aux morts  

    On y trouve gravés les noms des combattants et des civils tués durant les deux conflits mondiaux.

    Pour la Première guerre mondiale (1914-1918) soit 27 victimes :

    Sur une des faces de l'obélisque :

    -1914 : C. Trolet, F. Lemarinier, E. Chevrel, E. Desloges (4 victimes)

    -1915 : J. Cordray, J. Massieu, V. Leroy, A. Le Richeux, E. Jeanne, J. Martin, A. Lietot, J. Leroux, A. Tardif, E. Corbierre (10 victimes)

    Commémorat'IFS : le monument aux morts

    Sur la face opposée de l'obélisque :

    -1916 : A. Lecornu, A. Lemaître, J. Lemoine (3 victimes)

    -1917 : E. Lemaître (1 victime)

    -1918 : A. Lemoine, M. Cordray, M. Lécuyer, D. Caumont, G. Huard, Marie Germain, E. Lemarinier, A. Faucheux, F. Londe (9 victimes)

     Commémorat'IFS : le monument aux morts

    Pour avoir des informations sur ces victimes se rendre :

     http://il-etait-ifois.eklablog.com/interrogat-ifs-1914-1918-a2072161

    Pour la Seconde guerre mondiale (1939-1945) soit soit 11 victimes :

    Sur le socle de la face "1914-1915" :

    - 1940 : A. Coué (1 victime)

    - 1944 : A. Robert (1 victime)

    Fusillés 1944 : L. Fèrey (père), L. Fèrey (fils) (2 victimes)

    - 1940 : E. Fouques (1 victime)

     Commémorat'IFS : le monument aux morts

    Sur le socle de la face  "1916-1918" :

    - Victimes civiles 1944 : F. Marie, M. Dionès, A. Rouzier, P. Sublin, J. Hue, F. Guesnon (6 victimes)

     

    Pour avoir des informations sur ces victimes se rendre :

     http://il-etait-ifois.eklablog.com/interrogat-ifs-1939-1945-a2116431

    AccueilCommémorat'IFS : le monument aux morts

     

    La Croix de guerre 1939-1945 est une décoration militaire française destinée à distinguer des personnes (civiles et militaires), des unités, des villes ou des institutions ayant fait l'objet d'une citation pour fait de guerre au cours de la Seconde Guerre mondiale.

    En plus des combattants et non-combattants décorés pour faits de guerre, un certain nombre de citations sont décernées à titre collectif à des régiments, à des navires de guerre, à 1 548 villes (entre 1948 et 1949).

    Commémorat'IFS : le monument aux morts

    Par décret du 12 février 1949, Ifs a été décorée de la Croix de Guerre 1939-1945. Cette « médaille » figure sur le monument aux morts de la commune :

    http://memorialdormans.free.fr/CommunesCroixDeGuerre39-45.pdf

     

    A proximité du monument, au bord de la rue des Carriers se trouve un arbre devant lequel a été placé une borne sur laquelle il est gravé :

    "ARBRE DE LA VICTOIRE PLANTE LE 11 NOVEMBRE 1923"

    AccueilCommémorat'IFS : le monument aux morts

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    "L’Association des Anciens Combattants de la Ville d’Ifs fut crée le 12 avril 1977.
    Elle est rattachée à l’Union Nationale des Combattants du Département du Calvados.
    L’association a pour but :
    De défendre par tout moyen en son pouvoir les intérêts moraux, sociaux et
    matériels de ses adhérents et de leurs ayant droits.
    De perpétuer le souvenir des combattants morts pour la France, de servir
    leur mémoire.
    De faire oeuvre d’union sacrée, patriotique, morale et humanitaire, ouvert à
    tous ceux qui ont servi sous les armes et aux associations ayant les mêmes
    buts, sans distinction d’opinion, de race ou de religion."

    Extrait de la plaquette de la ville d'Ifs.

    Quant au calvaire, situé à proximité du monument aux morts, il a été érigé en 1933.

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    Accueil  "Caen a abandonné son ancien réseau de tramway en 1937 et l'a remplacé par un réseau de bus. La création d'un nouveau réseau de tramway a été envisagée en 1988 par Viacités et la technologie du tramway sur pneus retenue en 1991, compte tenu des économies escomptées par rapport à un tramway classique. La déclaration d'utilité publique de ce nouveau réseau a été obtenue en 1999 et la mise en service du tramway a eu lieu en novembre 2002. Sa réalisation a coûté 214 millions d'euros (alors qu'il était prévu à 172 millions d'euros en 1994), soit environ 14,48 millions d’euros par km en comprenant les travaux d’accompagnement.

    Le transport léger guidé de Caen est un système de transport routier, à roulement sur pneus et à guidage par un rail central, de technologie tramway sur pneus TVR de Bombardier dans la ville Bas-Normande de Caen. Le système est exploité comme un tramway par la Compagnie de Transport de l'Agglomération Caennaise (CTAC) sous le label Twisto et organisé par le syndicat mixte Viacités. Ce système de transport est techniquement constitué d'un bus bi-articulé à trois caisses roulant en site propre et guidé par un rail de guidage central. L'alimentation est électrique, par pantographe et les lignes sont intégralement guidées.

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    Le TVR circule sur une ligne nord/sud à deux branches A et B reliant les cités universitaires de Épron et Ifs ainsi que Hérouville-Saint-Clair à la Grâce de Dieu. Elle s'étend sur 15,7 km et dessert 34 stations. Exploitée 7 jours sur 7 de 5h30 à 0h30 du lundi au samedi et de 9h à 0h le dimanche, le tramway transporte 42 000 voyageurs/jour en moyenne, avec une fréquence d'une rame toutes les 7 à 10 minutes en semaine sur chaque branche, soit 3,5 à 5 minutes sur le tronc commun. Le réseau, exploité sous le nom de tramway, n'utilise pas pour autant une technologie de tramway classique, mais celle dite du tramway sur pneus.

    Techniquement, ce système de transport est constitué d'un mégabus bi-articulé de 24,50 mètres (trois modules nommés A/1er module, C/2e module et B/3e module), à plancher bas intégral, roulant en site propre et guidé par un rail de guidage central sur l'intégralité de la ligne, contrairement au système de Nancy qui est utilisé en mode non guidé sur une partie du parcours. L'alimentation est électrique, par pantographe. Le véhicule est bi-mode et fonctionne en mode routier pour se rendre au dépôt et s'y déplacer.

    Fabricant : Bombardier

    Longueur : 24,5 m

    Largeur : 2,50 m

    Hauteur : 3,22 m

    Capacité de transport : 154 (4 personnes au m²), dont 41 places assises (+ 10 strapontins). Les quais et les rames, à plancher bas intégral, sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.

    Masse à vide : 25,5 t

    Motorisation : GEC Alsthom

    Moteurs électriques : 300 kW

    Autonome auxiliaire : 200 kW

    Guidage aux 4 essieux

    Vitesse maximale : 70 km/h

    Pente maximale : 13 %

    Essieux à roues orientables

    Rayon de courbe minimum : 12 m.

    Durée de vie escomptée : 30 ans

    Largeur minimale de la plate-forme en ligne droite : 3 m

    Ce matériel était fabriqué par l'entreprise canadienne Bombardier sous l'appellation TVR. Sa production est actuellement arrêtée par le constructeur, ce qui pose un important problème pour le réseau de Caen, dont la flotte de 24 rames est insuffisante pour assurer le trafic de la ligne (42 000 voyageurs/jour), ce qui amène l'exploitant à doubler la ligne par des bus aux heures de pointe."

    Photo et informations extraites de Wikipédia

    Deux stations du tramway de la ligne A, sont situées sur la commune d'Ifs dont la station "Modigliani" au niveau du quartier de la Plaine et la station terminal de la ligne A "Jean Vilar" au niveau qu quartier du Hoguet.

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    La station terminale de la ligne A à Ifs sur http://www.premiumwanadoo.com/caue14/peda/expo-bois.html

     

     

    Ci-dessous une vidéo passionnante sur l'arrivée du tramway à Ifs-Jean Vilar ! :

    Et une autre encore plus transcendante ! http://www.youtube.com/watch?v=JT7NCYepPiU


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  •  18 janvier 1924 : Pour échapper à un cheval emballé à Ifs, un cycliste de 25 ans, jeune marié, saute sur la voie du Decauville : il est broyé par une automotrice. Quel était donc ce Decauville qui traversait Ifs à cette époque ?

    Accueil "Concédée en 1897, la ligne Caen - Falaise ne fut mise en service que le 29 sep­tembre 1902, et son terminus ne fut déplacé du château (de Falaise) à la gare de la Compagnie de l'Ouest (à Falaise), pour faciliter les correspondances, que le 18 janvier 1904. Entre temps, le tracé en avait été modifié par un décret du 2 mai 1900, notamment pour passer par le centre de Bretteville-sur-Laize.

    Avec presque 45 km, dont 7 km en site propre, c'était la plus longue ligne des C.F.C. Et aussi la plus dangereuse, du moins au début de son exploitation, car les ingénieurs avaient usé et abusé dés dérogations autorisées, en rétrécissant à 25 mètres le rayon des courbes et en raccourcissant les lignes droites entre ces courbes. Et les premiers équipages des locomotives n'étaient pas suffisamment formés pour une conduite qui demandait un doigté et une prudence particuliers.

    De plus, les envois étaient lourds. Car, pendant presque deux décennies, avant la création du C.F.M., le Chemin de Fer Minier à voie normale qui relia directe­ment les mines de fer de Soumont à la Société Métallurgique de Normandie, la ligne Caen-Falaise vit circuler les premiers trains miniers du Calvados.

    Ouverte quelques mois avant la liaison entre la gare des C.F.C. et celle de la Compagnie de l'Ouest, la ligne partit d'abord de cette dernière, avant de fran­chir la rue du Marais sur un petit pont métallique qui ne laissait qu'un étroit passage en dessous. Une rampe à près de 4 % de pente la menait alors à la Demi-Lune, où se situait le dépôt principal de matériels des C.F.C.

    À 650 mètres de là, une bifurcation provisoire avait été installée en 1911, pour livrer les briques et autres matériaux nécessaires à la construction du quartier Claude-Decaen, destiné au 43e régiment d'artillerie. L'emplacement avait d'abord été retenu, en 1895, pour un régiment de cavalerie, puis, le 6 décembre 1901, pour ce régiment d'artillerie divisionnaire et, bien sûr, hippomobile, qui ne profitera pas de ce casernement très moderne pour l'époque. La construction du quartier Claude-Decaen ne s'acheva, en effet, que le 12 décembre 1914. Le 43e R.A. était parti au front, et la caserne hébergea les soldats belges du roi Albert Ier.

    Pouss'IFS : le Decauville

    Photo exposée lors de l'exposition "De la campagne à la ville" en septembre 2013 par le groupe "Patrimoine".

    Arrivée dans la plaine, la voie de 60 passait par Cormelles-le-Royal et Ifs, puis elle montait vers Saint-Martin-de-Fontenay, Fontenay-le-Marmion, le hameau de Caillouet à Fresnay-le-Puceux. Elle descendait alors dans la vallée de la Laize par la tranchée de Quilly, avant de traverser Bretteville-sur-Laize. Si cette modification du tracé avait donné satisfaction aux Brettevillais, elle avait aussi l'inconvénient de limiter l'espace disponible pour les manoeuvres des trains.

    Pouss'IFS : le DecauvilleAccueil

    Ci-dessus à droite, la tranchée de Quilly (coll. Harouy) extrait de Calvados pour les petits trains, A. de Dieuleveult, éditions Cénomane/la vie du rail 1997

    La ligne desservait ensuite Gouvix, Urville, avec un garage privé pour les mines de fer d'Urville et un embranchement particulier de 3 km vers celles de Barbery, puis Saint-Germain-le-Vasson, avec un nouveau garage pour d’autres puits de mines, également exploités par la Compagnie des Mines de Barbervy, Fontaine-le-Pin, avec les voies de garage des mines de Potigny et de desserte de celles de Soumont-Saint-Quentin - un embranchement d'un kilomètre ouvert en 1908 -, Potigny, Bons-Tassilly, Ussy, avec un raccordement a la briqueterie, Villers-Canivet, avec un autre raccordement pour les carrières, et Saint-Pierre-­Canivet.

    À l'entrée de Falaise, au débouché de la tranchée de la Cavée, la première station se situait sur la route de Caen, et la gare terminus au pied du château. Des ponts sur la venelle du Mont Myrrha et sur l'Ante permirent, deux ans plus tard, de la déplacer en face de la gare de l'embranchement à voie normale qui reliait la sous-préfecture (supprimée en 1926, comme celle de Pont-l'Évêque) à la ligne Caen-Le Mans par Mézidon et Alençon, en service depuis 1859.

    Quinze ans plus tôt, la municipalité de Falaise avait voté, pour obtenir cette desserte ferroviaire, une subvention de 500 000 francs. De l'époque : des francs ­or « Germinal », dont la teneur en métal précieux ne varia pas entre 1803 et 1914. Soit environ 9,4 millions de francs d'hier, selon le cours moyen du napoléon-or de 20 francs... Mais les constructeurs devaient choisir entre Falaise et Lisieux, et le poids politique de François Guizot, président du Conseil du roi Louis-Philippe et député de la capitale augeronne, favorisa celle-ci."

    Extrait de « Le Decauville du Calvados (1891-1944) » par J.P. Duval. Editions Charles Corlet 2002 ; pages 67-70

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    Pour résurmer, Caen-Falaise est à 34 km à vol d'oiseau mais à 46 km par le tramway. C'est une ligne qui présentait beaucoup de sinuosités et qui desservait aussi le plus grand nombre de clients mais aussi qui découragea très rapidement l'usager individuel en raison de la lenteur de son traffic... Elle vécut de 1902 à 1932.

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    Arrivée du tramway à Bretteville-sur-Laize (coll. Lalizel) extrait de Calvados pour les petits trains, A. de Dieuleveult, éditions Cénomane/la vie du rail 1997.

     

    Autre rubrique sur ce même sujet :http://il-etait-ifois.eklablog.com/pouss-ifs-2-le-tramway-caen-falaise-a148995530

     


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    AccueilLa ferme Saint-Bernard est un ensemble de bâtiments datant du 17e siècle. Une partie de cette importante ferme de la plaine de Caen a été détruite durant la seconde guerre mondiale. Après d’importants travaux de restauration, elle est devenue en 1979 l’Hôtel de Ville d’Ifs.

    Les façades et toitures de la ferme et de son colombier ont été classées monument historique (ISMH) le 26 novembre 1979.

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    Photo ci-dessus de la ferme avant travaux provenant du site officiel de la ville d'Ifs. http://www.ville-ifs.fr 

    Une des ailes de l'ancienne ferme accueille l'école de musique et la bibliothèque. Cette dernière, ouverte depuis 1985, est devenue établissement de Caen-la-Mer depuis janvier 2003.

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    Le bâtiment de la bibliothèque pendant les travaux. http://www.ville-ifs.fr 

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    La bibliothèque aujourd'hui. Photo extraite du site http://www.caenlamer.fr/

    Une autre partie héberge la police municipale, des associations et une salle polyvalente : la salle François Mitterrand.

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    Ci-dessus : L'hôtel de ville mis en lumière par l'entreprise Bideau

    Photo du site : http://www.bideau.fr/conception_real_fr.html

     http://data0.eklablog.com/il-etait-ifois/mod_article1773117_1.gif

     Ed'IFS'fice civil : l'hôtel de ville

    L'hôtel de ville d'Ifs, vue de l'arrière. (Photo Giloudifs)

     

    Ferme Saint-Bernard,

    La Ferme Saint-Bernard, restaurée est aujourd'hui affectée a une tout autre activité que l'agriculture puisqu'elle est devenue l'hôtel de ville d'Ifs en 1979. Ifs, calvados

    id : 12787

    titre : Ferme Saint-Bernard

    Localisation de l’œuvre : Basse-Normandie, Ifs

    code INSEE de la commune : 14341

    ordre dans la liste communale : 2

    Date de protection : 1979/11/26 : inscrit MH

    Date de versement : 1993/11/22

    Dénomination de l'ouvrage : ferme

    Divers : propriété de la commune © Monuments historiques, 1992

    Eléments protégés MH : colombier, élévation ; toiture

    Epoque de la construction : 17e siècle

    intérêt de l’œuvre : Non exploitée.

    précisions : Façades et toitures de la ferme et de son colombier (cad. AC 49, 53) : inscription par arrêté du 26 novembre 1979

    Référence Mérimée : PA00111456

    --------------------------------------------------

         On peut trouver sur le site de la mairie d'Ifs [ http://www.ville-ifs.fr/ifs.php?rubrique=ifs_hier&page=patrimoine ] quelques photos datant d'avant la restauration des lieux.

    Ed'IFS'fice civil : l'hôtel de ville Ed'IFS'fice civil : l'hôtel de ville Ed'IFS'fice civil : l'hôtel de ville Ed'IFS'fice civil : l'hôtel de ville Ed'IFS'fice civil : l'hôtel de ville Ed'IFS'fice civil : l'hôtel de villeEd'IFS'fice civil : l'hôtel de ville Ed'IFS'fice civil : l'hôtel de villeEd'IFS'fice civil : l'hôtel de villeEd'IFS'fice civil : l'hôtel de ville Ed'IFS'fice civil : l'hôtel de villeEd'IFS'fice civil : l'hôtel de ville

    Visibles sur :

    http://www.ville-ifs.fr/php/diaporama.php?rubrique=ifs_hier&page=patrimoine&num=_one

    http://www.ville-ifs.fr/php/diaporama.php?rubrique=ifs_hier&page=patrimoine&num=_two

    http://www.ville-ifs.fr/php/diaporama.php?rubrique=ifs_hier&page=patrimoine&num=_three

    http://www.ville-ifs.fr/php/diaporama.php?rubrique=ifs_hier&page=patrimoine&num=_four


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