•  Un article extrait du site Ouest-France du 24 septembre 2019 sur https://www.ouest-france.fr/normandie/ifs-14123/ifs-la-majorite-partagee-sur-le-maintien-d-un-maire-adjoint-6534521

     

    " Ifs. La majorité partagée sur le maintien d’un maire-adjoint 

     

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    Fin de conseil municipal tendue lundi 23 septembre 2019 à Ifs : les élus ont dû se prononcer sur le maintien d’un maire-adjoint dans ses fonctions. Après un vote à bulletins secrets, Michel Colombel a finalement conservé son poste… Alors que le maire Michel Patard-Legendre, qui lui avait déjà retiré ses délégations en juillet, attendait de lui qu’il démissionne. Les prochaines élections devraient réserver quelques alliances surprises.

     

         « Maintien d’un maire-adjoint dans ses fonctions après le retrait de l’ensemble de ses délégations » : l’ultime délibération à l’ordre du jour du conseil municipal d’Ifs, lundi 23 septembre 2019. Il s’agissait d’une procédure réglementaire consécutive au retrait, par le maire Michel Patard-Legendre, des délégations (Urbanisme, espaces verts et bâtiments publics) de Michel Colombel, en juillet dernier.

         À l’origine de cette décision, une divergence de point de vue entre les deux élus : pour le maire, son adjoint l’a en quelque sorte « trahi » en évoquant l’éventualité de monter une liste aux prochaines élections. Si l’intéressé réfute certaines allégations de Michel Patard-Legendre (principalement de s’être trop rapproché d’élus des oppositions), il évoque davantage « le sentiment de ne plus être écouté par le maire ». Michel Colombel avait de toute façon l’intention de démissionner « d’ici la fin de l’année ».

    Du r'IFS IFS IFS à la mairie d'IFS     Coup de théâtre cependant à l’issue du vote à bulletins secrets : sur les 29 élus présents (ou en possession de pouvoirs), 15 ont souhaité maintenir Michel Colombel dans ses fonctions de maire-adjoint. Douze ont voté contre, et deux se sont abstenus. L’ensemble des membres de la majorité n’a donc pas suivi le maire. L’occasion pour les oppositions (Gauche citoyenne comme Gauche unie) de dénoncer « le comportement autoritaire, voire autoritariste du maire ». OF-Nathalie LECORNU-BAERT.


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    Extrait du site Ouest-France du 18 septembre 2018 : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/63774/reader/reader.html#!preferred/1/package/63774/pub/91082/page/11

    "Disparu depuis 100 ans, un tableau de 1610 réapparaît dans le Calvados

    Par Raphaël FRESNAIS

    Résurrection artistique en l’église Saint-André d’Ifs (Calvados). Plus de cent ans après sa disparition, un tableau de 1610 contant le martyre de son saint patron retrouve son écrin à l’occasion des Journées européennes du patrimoine (21-22 septembre 2019).

     

    Le retour de Saint AndréLe retour de Saint AndréLe retour de Saint André

     

         Assez « trash », la scène est quasi digne d’un épisode musclé de la célèbre série Game of Thrones. On y voit cinq jeunes personnes donner le bâton à Saint-André, ligoté sur une croix en forme de X, et entre nous cette lapidation ne semble pas tristement les émouvoir. Tel un géant, à droite, le double de Saint-André contemple le reflet de son propre martyre sous une auréole. Un personnage oriental s’ajoute à la scène, comme le voulait la tendance au XVIIe siècle, de même que plusieurs symboles architecturaux d’Occident.

         En cette vieille église du XIIIe siècle, les dernières traces de la présence de ce tableau sur bois d’1 m sur 1,35 m remontaient à 1884 et les notes du Chanoine Simon, à qui le clergé local doit nombre d’inventaires. Peut-être y séjourna-t-il plus tard, mais « on sait avec certitude qu’il avait déjà disparu en 1902 », éclaire Armelle Dalibert, experte dans cette affaire au titre du Département. Pour la petite histoire, le curé de l’époque, un certain Chapsal, peintre à ses heures, avait alors fait retirer les œuvres de l’église au bénéfice… des siennes.

         Coup de théâtre fin juillet 2018. Alors que le tableau avait sans doute disparu de la mémoire collective, un courriel d’un honnête antiquaire (Pierre Clémensot pour lui rendre grâce), du pays de l’Aubrac apprend à la Ville d’Ifs qu’il tient le précieux. « Il l’avait acquis auprès d’un châtelain aveyronnais qui l’avait lui-même acquis en salle des ventes, semble-t-il en Haute-Normandie », raconte le maire Michel Patard-Legendre.

    Une commande d’après Missel

    Le retour de "Saint André" à IFS    Facilité par des mentions manuscrites figurant en bas du tableau, le travail d’identification a vite cédé la place à un retour au bercail. Malgré quelques contrariétés dans l’opposition, pointant la sacro-sainte séparation de l’Église et de l’État, la Ville a vite acquis l’œuvre contre un chèque de 5 500 €. Un bon prix vu son ancienneté, car son origine (1610) fait de ce tableau religieux l’un des plus anciens encore « en vie » dans le Calvados. En même temps, il est non signé. « C’est une copie de Martin de Vois (1532-1603) d’après Hendrick Goltzius (1558-1616) comme on en trouvait dans les Missel, résultant d’une commande du prêtre Gilles Le Got », dévoile Armelle Dalibert.

         À l’aube des Journées du genre, ce tableau restauré (pour 3 170 € avec l’aide du Département) s’ajoute au maigre patrimoine de la Ville d’Ifs. Hormis son église, son hôtel de ville et un pigeonnier, peu de trésors garnissent cette commune champignon de la plaine sud de Caen, davantage connue pour la croissance de ses pavillons que pour ses vestiges dignes des monuments historiques. Frère de Saint-Pierre, Saint-André y retrouve néanmoins en cette rentrée, et ce malgré l’enfer de la scène, son petit paradis d’origine." OF


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