• Enfant à IFS : 1939-1945Il faut saluer le travail remarquable de quatre jeunes élèves du collège "Senghor" de Ifs qui ont travaillé cette année sur la période de la guerre 1939-1945 à Ifs : « Quand j'étais enfant à Ifs pendant la guerre » Archives et témoignages de la seconde guerre mondiale et de la reconstruction ; le document a été réalisé par Elisenda Ridel, Jérémie Lallinec, Thomas Marquet et Paul Madeleine, élèves de 3e au collège "Léopold Sédar Senghor" à IFS, encadrés par M. Ducandas, professeur d'histoire géographie ; il a été relu par Mme Le Breton, professeur de français, et Mme Madeleine, professeur documentaliste au même collège.

    http://il-etait-ifois.eklablog.com/il-etait-ifois-par-de-jeunes-ifois-a106134748?logout

    L'excellent document qu'ils ont réalisé est consultable à l'adresse suivante :

    http://www.lerondpointnumerique.fr/rpn/Jeunes-historiens-2014/Quand-jetais-enfant-a-Ifs.pdf

    Enfant à IFS : 1939-1945Enfant à IFS : 1939-1945Enfant à IFS : 1939-1945Enfant à IFS : 1939-1945Enfant à IFS : 1939-1945Enfant à IFS : 1939-1945

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    ... L'article ci-dessous a été publié le 04 juin 2014 par Les Archives du Calvados :

         « Premier millésime d’un concours historique proposé par le conseil général du Calvados et le Rectorat de l’académie de Caen aux collégiens du département, le prix du jeune historien du Calvados 2014 portait sur l’histoire et la mémoire du Débarquement, de la bataille de Normandie et de la Reconstruction du Calvados. Cinq projets ont été récompensés parmi les 29 soumis au jury. Focus sur les lauréats.

    Se distinguer / Être distingué

         11 collèges ont participé, 262 élèves. 29 projets ont été soumis à un jury exigeant et bienveillant à la fois, composé de représentants des services culturels du Conseil Général, de l’Éducation nationale et présidé par Olivier Wieviorka, l’un des meilleurs spécialistes actuels de la période. Le jury a rendu public le palmarès le 26 mai dernier à l’auditorium des Archives du Calvados. La variété des projets, blogs, dossiers, livres numériques, émissions de radio, documentaires, bande-annonces témoigne de l’implication des collégiens et de leurs enseignants. Près de six mois de recherches, d’étude de documents avec l’aide du service éducatif des Archives du Calvados, de rencontre avec des témoins ont été nécessaires mais pas forcément suffisants pour être distingué par le jury. La démarche historique était fondamentale. L’angle, le regard porté, la réalisation technique la qualité du récit l’ambition du projet ou encore l’innovation ont fait la différence.

         Jean-Léonce Dupont, président du conseil général du Calvados, et Christophe Prochasson, recteur de l’académie de Caen, entourés des membres du jury, ont remis les prix dans une ambiance appliquée et pleine de fraîcheur adolescente."

    Enfant à IFS : 1939-1945

    Le prix de l’amitié européenne...

    ... a été décerné au collège Senghor à Ifs pour un dossier :

    « Quand j’étais enfant à Ifs pendant la guerre ».

    Élèves de 3e : Jérémie Lallinec, Paul Madeleine, Thomas Marquet et Elisenda Ridel.

    Enseignant : Jean-François Ducandas (histoire-géographie)

    http://www.calvados.fr/cms/accueil-calvados/les-archives-departementales/connaitre-les-archives/l-actualite-des-archives/prix-du-jeune-historien-du-calvados-le-palmares-2014


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  • Patrimon'IFS : le "groupe Patrimoine"Photo et article extrait du site de Ouest-France du 20 juin 2014 :

    http://www.ouest-france.fr/lannee-du-70e-rapproche-les-generations-ifs-2640209

    L'année du 70e a rapproché les générations à Ifs

    Patrimon'IFS : le groupe "Patrimoine"

    Une partie du « groupe patrimoine » avec, de gauche à droite : André Tailpied, Jean Delamarre, Alain Gruénais, Pierre Laîné et Pierre-Yves Osouf.

    « Témoignage

    André Tailpied, Pierre-Yves Osouf et Pierre Laîné sont les trois principaux témoins civils du « groupe patrimoine » et sont allés tout au long de l'année scolaire à la rencontre des jeunes des écoles d'Ifs, du collège Senghor, ainsi que des structures périscolaires. Un échange que les anciens qualifient de « gagnant-gagnant » tellement il y a eu « de l'écoute et de l'attention de la part de tous ces jeunes alors que, de notre côté, on a eu le plaisir à nous sentir utiles dans ce travail de transmission ».

    Les questions des enfants ont porté sur la guerre, les Allemands, la peur, mais ont aussi, et souvent, sur la vie quotidienne. Ces rencontres intergénérationnelles, ils s'en souviendront sans doute longtemps. André, Pierre-Yves et Pierre aussi : quand ils reviennent sur cette expérience, les anecdotes ne manquent pas.

    André Tailpied, 83 ans

    « Nous leur avons apporté de l'authentique et les enfants et adolescents qu'on a rencontrés ont bien vu que ça complétait les connaissances qu'ils avaient acquises en cours ou dans les livres. Par exemple, les jeunes ont ouvert de grands yeux quand on leur a parlé de l'école des garçons d'un côté, des filles de l'autre : eux, qui ont toujours connu la mixité, se demandaient même comment c'était possible ! Idem quand on leur disait qu'il n'y avait pas de restaurant scolaire, pas de gymnase pour faire le sport... »

    Pierre-Yves Osouf, 82 ans

    « Dans une école primaire, une petite fille m'a demandé s'il y avait eu des naissances pendant la guerre. Je lui explique qu'à l'époque la sage-femme se déplaçait à domicile, le médecin, éventuellement, quand il y en avait un de disponible, et que les voisines venaient aider avec des moyens rudimentaires. Et là elle me répond que c'est un peu comme dans son pays d'origine, en Afrique ! »

    Pierre Laîné, 78 ans

    « J'ai répondu à des questions sur les jeux des enfants à la fin de la guerre, en expliquant qu'on n'avait pas de jouets, mais qu'on s'est bien amusés avec la poudre qu'on récupérait dans les obus : c'était dangereux car une fois je me suis brûlé les cheveux, c'étaient nos feux d'artifice de l'époque ! Toutes nos réponses sur la vie quotidienne provoquaient beaucoup d'étonnement, les enfants se disant à la fois que ce n'est pas si loin dans le temps, mais que c'était un autre monde que le leur. » OF

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    Article extrait du site Ouest-France du 20 juin 2014 :

    http://www.ouest-france.fr/le-groupe-patrimoine-presentera-son-travail-lundi-2640208

    « Trois questions à...

    Le « groupe patrimoine », c'est quoi ?

    L'aventure a commencé en 2011 avec une quinzaine de personnes et nous fonctionnons pour la 3ème année. L'objectif ? Regrouper les Ifois qui souhaitent transmettre leur mémoire des faits passés de la commune. Nous avons d'abord travaillé sur les maires qui se sont succédé à Ifs, puis sur la transformation de la commune, devenue une ville de 11 000 habitants, alors qu'elle en comptait 833 en 1935. Les gens ont apprécié et nous ont encouragés à continuer : le sujet de la Seconde Guerre mondiale s'est imposé naturellement et nous y travaillons depuis le mois d'octobre.

    Vous avez travaillé seuls ?

    Non, c'est un travail fédérateur et, au fur et à mesure, nous avons conclu des partenariats intéressants. Capter la mémoire de ceux qui vieillissent, c'est indispensable, mais il faut aussi mettre tout ça en valeur. L'Arcis (Agence régionale pour la conservation de l'image et du son) nous a aidés pour la numérisation et le montage vidéo des témoins que nous avons enregistrés, le club photo Ifs image nous prête des cadres, les services techniques de la Ville interviennent pour monter l'exposition... Nous avons obtenu le label 70e et tout le travail réalisé, qui sera présenté le lundi 23 juin dans la soirée, s'inscrit donc dans la démarche des commémorations.

    Quel est le programme de la journée de lundi ?

    L'après-midi est réservé aux scolaires, avec qui nous avons beaucoup échangé (voir ci-contre) mais le public est invité à venir, dès 18 h 30, à l'hôtel de ville pour le vernissage de l'exposition « La vie quotidienne des Ifois, du 3 septembre 1939 à l'après-guerre », qui sera visible jusqu'au 30 août. Rendez-vous ensuite à 20 h 30, dans la salle François-Mitterrand, pour la projection vidéo (40 minutes environ) suivie d'une discussion, dans l'esprit d'une « veillée », et nous espérons que de nouveaux témoins viennent témoigner. » OF

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    Un article et une photo extraits du site Ouest France du 26 juin 2014 :

    http://www.ouest-france.fr/loccupation-et-lete-1944-racontes-par-des-temoins-ifois-2656709

    L'Occupation et l'été 1944 racontés par des témoins ifois

    Patrimon'IFS : le "groupe Patrimoine"Alain Gruénais (au 1er plan à gauche) et ses collègues du Groupe patrimoine ont réuni une soixantaine de personnes lundi soir dans la salle François-Mitterrand, où ils ont présenté le résultat de leurs travaux avant une discussion entre le public et les témoins de la Seconde Guerre mondiale à Ifs.

         «  20 h 30, lundi, salle F.- Mitterrand, la soirée « 70e anniversaire » commence devant une soixantaine de personnes. Un peu plus tôt, le vernissage de l'exposition sous les voûtes de l'hôtel de ville a permis de dévoiler une partie du travail du Groupe patrimoine qui travaille depuis plusieurs mois sur le sujet. les panneaux consacrés à « la vie quotidienne à Ifs de 1939 à l'après-guerre » seront visibles jusqu'au 30 août.

         Pour la soirée, place à la projection vidéo des témoignages de sept Ifois ayant vécu la période. Quelques ennuis techniques retardent les images ? Pas grave, il y a des documents d'archives à présenter. Et avec les commentaires des témoins, c'est encore mieux !

          Un document sur les réquisitions allemandes et André Tailpied revoit son père creuser pour enterrer son fusil, pour mieux le récupérer en 1945... « Certains ont fait exprès de mal creuser les trous pour les asperges de Rommel (placées pour empêcher les planeurs d'atterrir) afin qu'elles ne tiennent pas ou tombent plus facilement », s'amuse Geneviève Catel, évoquant les hommes réquisitionnés pour les travaux. Un document sur la vie quotidienne et c'est Pierre-Yves Osouf qui évoque des jours d'école : « Le ventre creux, quand ma mère n'avait qu'une botte de radis, sans pain ni beurre, à me donner pour le midi... » Avec lui, anecdotes et clins d’œil ne sont jamais loin. Le public est conquis par cette leçon d'Histoire pas comme les autres.

         Les combats de la Libération ? C'est Pierre Laîné qui raconte, comme si c'était hier : « Le bruit strident, terrifiant, des orgues de Staline : courir se cacher, c'était devenu un réflexe, mais quand ça vous tombe dessus, je vous assure... » Michel Langlois acquiesce et décrit : « Caen bombardée au phosphore : comme des flammes qui descendaient du ciel ! »

          C'est également avec un regard d'enfant qu'André Tailpied a vécu « l'exode à partir du 17 juillet, avec mon grand-père qui venait d'avoir la mâchoire brisée par un éclat d'obus. » Presque tous les Ifois (un peu plus de 700 habitants) étaient réfugiés dans l'Orne ou en Mayenne quand la commune a été libérée, mais un certain André était resté : « Il a regretté de ne pas avoir suivi car il a été interrogé par les Britanniques qui l'ont pris pour un espion ! »

          22 h 30, à l'heure de se quitter, la discussion continue par petits groupes. Quant aux absents, ils pourront se rattraper en visionnant le film sur Internet. » OF

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    Article et photos extraits du site Ouest France du 26 juin 2014 :

    http://www.ouest-france.fr/cela-me-touche-encore-plus-car-cetait-la-chez-nous-2656710

    « Cela me touche encore plus car c'était là, chez nous »

     Patrimon'IFS : le "groupe Patrimoine"

    Elisa, André Tailpied et Jean-Paul Gauchard.

          « Elisa, 10 ans : « Je suis venue pour en savoir plus sur Ifs, où j'habite. Les témoignages dans le film montrent bien que c'était une période très dure, avec même des choses atroces, donc c'est important de ne pas oublier, de savoir ce qui s'est passé. Cela me touche encore plus car c'était là, chez nous... Et puis les témoins racontent bien. Par exemple quand ils ont raconté qu'ils jouaient avec la poudre des obus après la guerre, j'ai trouvé ça marrant, même si c'était très dangereux. C'était vraiment une autre vie que la nôtre, pour eux, enfants à l'époque. »

           André Tailpied, maire d'Ifs de 1971 à 1977 : « Ça a été un travail très intéressant de se replonger dans les souvenirs et les documents de cette époque douloureuse. Nous étions alors des enfants ou des adolescents et on a vécu tout ça dans une certaine insouciance, en ayant la chance de nous en sortir indemnes. Je retiens aussi la solidarité entre les gens avant la reconstruction, avec ces fermes où on alignait les matelas partout pour loger ceux qui n'avaient plus rien. Et puis la vie a repris son cours... »

          Jean-Paul Gauchard, maire d'Ifs de 2008 à 2014 : « L'histoire de la commune m'intéresse particulièrement, que ce soit cette période de la guerre mais aussi d'autres, plus anciennes. Avoir occupé la fonction de maire a renforcé mon attachement à ce territoire et ce soir j'apprécie de pouvoir profiter du travail du groupe patrimoine, qui est bien mis en valeur. Ça me rappelle un très bon souvenir de ma mandature, quand en 2009, pour le 65e anniversaire de la Libération, on avait déjà pu entendre certains de ces témoins. » OF


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  • Juillet 1944 dans la plaine au-delà d'IFS  Juillet 1944 dans la plaine au-delà d'IFS  Juillet 1944 dans la plaine au-delà d'IFS

    Juillet 1944, dans la plaine, au-delà d'IFS Je ne suis pas un fervent de la visite des cimetières et encore moins des cimetières militaires, mais le fait est, que sans l'intervention des Alliés en 1944, j'ignore ce que seraient devenues bien des idées auxquelles je crois aujourd'hui...

          Tant de vies ont été perdues et tant d'existences ont été bouleversées durant les sombres années de la seconde guerre mondiale...

          Gérard aurait eu 87 ans cette année, 70ème anniversaire du débarquement des Alliés sur le sol normand...

          Gérard est né le 29 août 1927 à Val-Jalbert, au Québec. Il est le sixième enfant d’une famille nombreuse. Bien bâti pour son âge, l’adolescent est décidé à s’enrôler. À 15 ans, il quitte le foyer familial et s'engage le 3 avril 1943 dans l'Artillerie royale canadienne en trichant sur son âge indiquant être né le 29 août 1924 ce que son physique lui permet de faire croire. Selon ceux qui l’ont connu, il semble en effet que cette recrue, mesurant 5 pieds 9 pouces et pesant 140 livres, aux yeux et cheveux bruns, pouvait passer aux yeux de la majorité pour un jeune homme de 18 ans. Dans son dossier militaire, il est indiqué qu’il a terminé sa 9e année d’études et que ses sujets préférés sont l’arithmétique, le français et l’anglais. Il a également déclaré aimer le baseball, le hockey, le tennis et la littérature. Il prétend avoir quitté l’école à 17 ans et avoir travaillé comme commis dans une banque pendant sept mois et dans un bureau deux autres mois avant son enrôlement.

           Le dossier de Gérard mentionne également qu’il constitue une recrue « prometteuse » et qu’il a un « potentiel de sous-officier ». On le considére « alerte », « énergique », « ambitieux » et on mentionne qu’il a « très hâte de traverser l’Atlantique et de voir l’action. » Gérard a même indiqué avoir un peu d’expérience de conduite et qu’il veut conduire les chars du Corps blindé canadien.

          Il sert d'abord dans l'Artillerie royale canadienne et suit son entraînement de base à Lauzon, en face de Québec. Au début d'octobre 1943, il est rattaché au Corps blindé, à Camp Borden en Ontario mais les responsables du camp recommandent qu'il soit rattaché à une unité d'infanterie francophone, plutôt qu'au Corps blindé. En novembre, il se trouve à Valcartier, où il s'occupe de taches administratives mais en avril il est envoyé à Debert en Nouvelle-Écosse. Il embarque pour la Grande-Bretagne le 1er mai 1944 où il est incorporé aux Fusiliers Mont-Royal le 4 juin. Le 6 juillet, son régiment débarque en Normandie pour être affecté immédiatement au front. Il sert dans la compagnie D du régiment.

         Gérard et son unité combattent à Cormelles, Ifs (village libéré le 20 juillet), Fleury-sur-Orne, Rocquancourt, Fontenay-le-Marmion, Saint-André-sur-Orne et May-sur-Orne. C'est lors de l'assaut des fermes de Troteval et de Beauvoir qui protègent le hameau fortifié de Verrières, que Gérard est mortellement blessé le dimanche 23 juillet 1944, un mois avant son 17e anniversaire. On découvre alors qu’il n’a que 16 ans, ce qui en fait la plus jeune victime canadienne de la campagne de Normandie et de la Seconde Guerre mondiale.

         Aujourd'hui, la paix est revenue en Normandie ; Gérard Doré y repose. Il est enterré avec ses camarades de combat au cimetière militaire canadien de Bretteville-sur-Laize-Cintheaux...

          ... Mon fils a eu 16 ans, cette année...

     

    Juillet 1944 dans la plaine au-delà d'IFS Juillet 1944 dans la plaine au-delà d'IFS Juillet 1944 dans la plaine au-delà d'IFS Juillet 1944 dans la plaine au-delà d'IFS

    Monument et lutrin d'interprétation rappelant l'action des Fusiliers Mont-Royal à Troteval (commune de St-Martin-de-Fontenay)

    Juillet 1944 dans la plaine au-delà d'IFS Juillet 1944 dans la plaine au-delà d'IFS Juillet 1944 dans la plaine au-delà d'IFS Juillet 1944 dans la plaine au-delà d'IFS

    La chapelle au hameau de Verrières (commune de Saint-Martin-de-Fontenay).                 Gérard  Doré, stationné alors au Canada.

    Juillet 1944 dans la plaine au-delà d'IFS Juillet 1944 dans la plaine au-delà d'IFS Juillet 1944 dans la plaine au-delà d'IFS Juillet 1944, dans la plaine, au-delà d'IFS

    La tombe provisoire de G. Doré. - Stèle au cimetière de Cintheaux. - Tombe de G. Doré au cimetière de Cintheaux.

    Sources Wikipédia et Pierre Vennat 20 juin 2010 : Biographies et témoignages 39-45, La Seconde Guerre mondiale Texte initialement publié dans La Grenade, revue régimentaire des Fusiliers Mont-Royal

    Sites intéressants sur ce sujet :

    http://www.lequebecetlesguerres.org/le-plus-jeune-soldat-allie-mort-en-normandie-etait-un-fusilier-mont-royal-age-de-seulement-16-ans/
    http://stephane.delogu.pagesperso-orange.fr/freve.html
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_cr%C3%AAte_de_Verri%C3%A8res

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  •  D'IFS à la Grâce-de-DieuAprès avoir jeté un coup œil de l'autre côté de la route de Falaise à la Guérinière à Caen, je propose de s'intéresser cette fois au nord de la commune d'Ifs en allant visiter le quartier limitrophe de la Grâce-de-Dieu à Caen. Celui-ci tire son nom d'une ancienne rue de Fleury-sur-Orne.

         La Grâce-de-Dieu est délimitée au nord, par le boulevard maréchal Lyautey, à l'ouest, par l'avenue d'Harcourt, au sud, par les limites avec les communes d'Ifs et de Fleury-sur-Orne et à l'est, par la route de Falaise. Les terrains de la plaine de jeux de Caen-Sud entre Ifs et Caen appartiennent à la ville de Caen mais sont en réalité sur le territoire de la ville d'Ifs.

          La Grâce-de-Dieu comprend un quartier résidentiel composé des petits pavillons et un ensemble de HLM où il n'y avait que des champs avant guerre et... un camp de prisonniers allemands juste après le second conflit mondial...

          Dans les années 1930, une petite cité pavillonnaire de l'office public d'habitations à bon marché du Calvados se développe au sud de la route d'Harcourt, l'actuel boulevard Lyautey. Une cité-jardin est édifiée le long de cette route. Des bains publics sont bientôt construits à l'angle des rues Armand Marie et Louis Lechatellier. Ce n'est alors qu'une extension du quartier de Vaucelles. Au sud, le territoire reste entièrement agricole.

    D'IFS à la Grâce-de-DieuD'IFS à la Grâce-de-DieuWikipedia

          Après la guerre, le long de l'avenue d'Harcourt, au niveau de l'ancienne gendarmerie en suivant la route d’Harcourt vers le Sud est implanté un camp de prisonniers allemands de 1944 à 1945 où environ 10 000 prisonniers vont passer. Sur une partie de ce camp, plus tard, sera créé, entre autres, un terrain de football utilisé ensuite par le club du quartier, la Butte.

         Un site très intéressant rappelle l'histoire de ce camp de prisonniers allemands : http://sgmcaen.free.fr/camp-de-KG-fleury.htm

    « Le camp était situé à gauche de la route vers Fleury, à environ 300/500 m. Autour du camp il n’y avait que des champs, pas de maison. La surface du camp était plate. Le camp était formé autour d’un terre-plein central, de plusieurs petits camps, chacun avec une porte gardée, une cuisine, etc…Il n’était pas possible d’aller d’un camp à l’autre. Le sol était ferme et il fallait une pioche pour préparer l’emplacement de la tente. Pour se rendre travailler à Caen, ils mettaient 30 à 45 minutes. » Les prisonniers sont utilisés pour dégager et déminer les zones urbaines ruinées et les plages.

    D'IFS à la Grâce-de-DieuD'IFS à la Grâce-de-DieuD'IFS à la Grâce-de-DieuD'IFS à la Grâce-de-DieuD'IFS à la Grâce-de-Dieu

         En mai/juin 1945 le camp a été transféré aux autorités françaises avec 5 000 prisonniers. Ce camp N° 34 en novembre 1945 à un effectif de 6 400 prisonniers, certains gardiens étaient des tirailleurs marocains. »

    D'IFS à la Grâce-de-DieuD'IFS à la Grâce-de-Dieu

    L'emprise du camp de prisonniers allemands extrait du site mentionné ci-avant : http://sgmcaen.free.fr/camp-de-KG-fleury.htm

    D'IFS à la Grâce-de-Dieu

    Extrait d'une vue aérienne de 1947 où on découvre également le nord de la commune d'Ifs. http://sgmcaen.free.fr/camp-de-KG-fleury.htm

          À partir de 1953, des baraquements sont construits sous l'égide de la municipalité le long de l'avenue d'Harcourt et de la rue Armand-Marie afin de reloger les Caennais.

    D'IFS à la Grâce-de-DieuEn 1957, le maire de Caen, Yves Guillou, décide de lancer un programme de construction de 1100 logements. À l'origine, tous ces logements devaient être localisés sur le futur quartier du sud-ouest de la ville mais il est finalement scindé en deux : 758 pour la Grâce de Dieu et 300 pour le futur quartier du Calvaire-Saint-Pierre afin d'alléger la densité d'occupation. Le secteur non urbanisé de la commune de Fleury-sur-Orne connu sous le nom de la Grâce de Dieu est alors rattaché à la commune de Caen par arrêté du 20 juillet 1962.

    D'IFS à la Grâce-de-Dieu

            Les travaux du nouveau quartier prennent du retard et c'est seulement au printemps 1961 que les premiers travaux démarrent.

          Les HLM sont construits presque entièrement sur place grâce au procédé de préfabrication Estiot : une petite usine fabriquant les parois, les planchers, les escaliers et les façades est installée en plein cœur du futur quartier. La première façade est montée symboliquement le 17 octobre 1961. Durant les travaux, trois ouvriers mourront sur le chantier, ce qui fait dire à la presse locale que « le chantier est maudit ». Les quatre premiers immeubles sont terminés et sont livrés en 1962. La même année, les travaux du lycée technique de jeunes filles, aujourd'hui lycée Augustin-Fresnel, sont terminés.

         Avec la fin de la guerre d'Algérie, un grand nombre de rapatriés sont installés dans le quartier, les pieds-noirs deviennent, à partir de 1963, une composante importante de la population du quartier. La même année, dix nouveaux immeubles sont achevés. L'ensemble du nouveau quartier est terminé en 1964.

          Il commence alors à s'équiper : la place centrale du quartier accueille une dizaine de commerces et une église est construite sous le nom de Notre-Dame de la Grâce-de-Dieu. Inaugurée en 1964, elle fait partie de ces églises contemporaines en rupture totale avec les schémas traditionnels de l’architecture religieuse : sa grande nef circulaire, agrémentée de vitraux multicolores, prend appui sur une base carrée. En plaisantant, les habitants aiment à comparer cette église de Normandie à « une boîte de camembert posée sur une boîte de pont-l’évêque ».

    D'IFS à la Grâce-de-Dieu

            Les équipements du quartier comprennent le lycée Augustin-Fresnel, le lycée Jean Rostand, une crèche municipale, la piscine de la Grâce de Dieu avec un gymnase au-dessus, une bibliothèque, le complexe sportif Louis Robillard et un centre socio-culturel.

          À partir de 1980, la cité d'urgence Armand-Marie est détruite. Le quartier est rénové à partir de 2005 dans le cadre d'un plan de renouvellement urbain (PRU). Depuis 2009, le quartier accueille une zone franche urbaine (ZFU) sur d'anciens terrains appartenant au lycée Augustin-Fresnel appelée « zone d'activité Fresnel » qui accueille l'entreprise Webhelp. En 2011, 305 logements ont été détruits pour faire place en 2012 à 220 logements sociaux et 210 logements privés. Le quartier est alors relié par un boulevard aux villes voisines d'Ifs et de Fleury-sur-Orne. (informations Wikipédia)


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